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1 (1932)
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lartillerie

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le Conseil supérieur de la guerre saisi de la question donnaun avis favorable, et le projet dorganisation fut adoptéle 15 octobre 1913 ; il tenait compte des matériels dontnous pouvions alors disposer et de ceux qui étaient adoptés.

La loi du 14 avril 1914 organisa cinq régiments dartillerielourde ; mais ceux-ci étaient encore en période de forma-tion au moment de la mobilisation. Cette organisationnétait quun début limité à ce que nous pouvions avoircomme matériel dans un délai rapproché : elle devaitse poursuivre au cours de la mise en application duplan XVII. Elle navait quun caractère provisoire. Enparticulier, il avait été impossible de doter dune façonpermanente les corps darmée dune artillerie lourde commelavaient fait les Allemands : en effet, notre artillerie lourdede campagne ne devait comprendre au début que seizegroupes (non compris le 5 e régiment, armé provisoirementdu matériel de 120 long). Comme il était hors de discussionque le morcellement de lartillerie lourde ne pouvait allerau delà du groupe, il devenait impossible, avec seizegroupes, de doter dartillerie lourde vingt et un corpsdarmée. Il fallut donc faire de lartillerie lourde un organedarmée.

En définitive, au début daoût 1914, le corps darméefrançais avait 120 canons de 75 tirant un obus de 7 kg. 300,et cétait tout ; le corps darmée allemand avait 108 ca-nons de 77, 36 obusiers de 10,5 tirant un projectile de15 kilos, et 16 obusiers lourds de 15 tirant un projectilede 42 kilos. Comme artillerie lourde darmée, nous navionsque 104 Rimailho de 155 court répartis en 26 batteries,96 canons de 120 Baquet répartis en 15 batteries, et 20 bat-teries de 120 long à cingoli utilisant des tracteurs ou desgroupes dattelages. En face, lAllemagne alignait : 360 ca-nons longs de 10 centimètres, 360 canons longs de 13 centi-mètres et 128 mortiers de 21 centimètres, soit au total848 pièces.

En ce qui concerne les équipages de siège, la commissiondes nouveaux matériels soumit au ministre, le 20 février 1913,un nouveau programme qui reprenait en partie celui de