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1 (1932)
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NEUTRALITÉ DE LA BELGIQUE

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6° Possibilité de pousser en avant le dispositif de débarque-ment de la 6 e armée (armée de réserve, dite armée de Paris) ,de façon à pousser jusquà la Meuse la tête des cantonnementsde concentration. Remplacement de la division hâtive du2 e corps darmée envoyée dans la région de Stenay par une divi-sion de lun des corps darmée qui constituaient larmée deParis ;

7° Possibilité de rapprocher de la frontière belge les débar-quements de la 5 e armée, dite armée dAmiens , et de prévoir letransport dans la région Givet -Fumay dune division hâtivefournie par un corps darmée de cette armée ; modifications quece déplacement de larmée dAmiens entraînerait pour le dé-barquement des trois divisions de cavalerie qui devaient opérerde ce côté ;

8° Possibilité dorganiser une variante qui, décidée avant lecommencement de la période des transports de concentration,permettrait de débarquer au nord de la ligne Paris -Avricourtdeux ou trois corps darmée dont le débarquement était norma-lement prévu au sud de cette ligne (par exemple, les deuxcorps darmée constituant la 2 e armée (armée de Fontaine-bleau) et un des corps darmée de larmée de Dijon ).

Ces directives étaient basées sur les considérations sui-vantes :

Tout dabord, on pouvait admettre comme sûr que lesdeux belligérants se rassembleraient face à face, à quelquesmarches de distance : de grands chocs succéderaient doncimmédiatement à la concentration, et se produiraient vrai-semblablement dans le voisinage de la frontière commune.Or, les théories que nous savions en honneur chez lesAllemands ne pouvaient nous laisser de doute : nous savionsquils chercheraient par une offensive sans merci à atteindreleur but de guerre, cest-à-dire la destruction de nosforces. Nous savions donc quà leur concentration succé-derait immédiatement une attaque générale.

Dautre part, en raison de la puissance du matériel misen œuvre et des effets moraux quon en pouvait escompter,il semblait que ces premiers chocs seraient brefs et quunedécision serait promptement obtenue. Il sagissait doncde hâter autant que possible la réunion de nos forces pour

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T. I.