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1 (1932)
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LA PRÉPARATION ALLEMANDE

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Il convient maintenant de dire ce que nous savionsde la force allemande et des intentions de nos adversaires.

En 1912, on admettait généralement que larmée alle-mande mobilisée comprendrait : 23 corps darmée actifs,et 3 corps darmée de nouvelle formation; en outre, uncertain nombre dunités de réserve, 6 divisions de placeforte, et 11 divisions de cavalerie.

En réalité, une lourde inconnue a plané jusque vers le25 août 1914 sur le nombre, la formation, et le mode dem-ploi des unités de réserve allemandes.

Le plan de mobilisation allemand mis en vigueur le1 er avril 1914 précisait quen principe les troupes de réserveseraient employées dès le début des hostilités aux mêmestâches que les troupes actives ; de ce fait, il prévoyait laformation de corps darmée de réserve engendrés par descorps darmée actifs.

Jusque-, nous avions été convaincus que les Allemandsne demanderaient à leurs troupes de réserve que des be-sognes secondaires, dans les mêmes conditions dailleursque nous comptions employer les nôtres. « Pas de pèresde famille en première ligne, » avait affirmé Guillaume II. Et ces paroles avaient été répétées, en juin 1913, auReichstag.

Ces paroles impériales paraissaient daccord avec lesthéories en honneur à cette époque dans larmée allemandequi faisait reposer le succès sur la violence brutale dupremier choc. Nous étions donc fondés à admettre que nosadversaires ne confieraient pas le sort des premières ren-contres à des troupes manifestement inférieures.

Le nouveau plan de mobilisation allemand éveilla ennous un doute quand il parvint à notre connaissance. Mais,en considérant que les corps darmée de réserve étaientdotés dune artillerie réduite, nous inclinions encore, à laveille de la guerre, à croire que ces corps darmée, suivanten deuxième ligne, ne seraient utilisés quau siège desplaces fortes, à la garde des communications, à la tenue defronts passifs, ou à loccupation des territoires conquis.

Il importe de le dire : cette erreur que nous avons com-