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1 (1932)
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LA GENÈSE DU PLAN XVII

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Partant de cette idée que la guerre serait courte, il fallaittout faire pour livrer la bataille décisive qui, aux yeux deSchliefîen, devait commencer et clore la guerre, avec toutesses forces. Si on pouvait discuter sur le fait que la premièregrande bataille terminerait la guerre, il était incontestableque des rencontres générales suivraient de très près lachè-vement des débarquements, et quaucun artifice de ma-nœuvre ne serait capable de différer les premiers chocs :en particulier, le sacrifice de la couverture serait impuis-sant à les retarder.

Dès lors, toutes les forces mobilisées de première lignedevaient être mises à pied dœuvre en temps voulu pourparticiper toutes ensembles à ces actions ; il ne pouvaitplus être question de réserves éloignées transportées aucours des premiers engagements, daprès la tournure quilsprendraient.

Le principe essentiel qui ma donc guidé a été celui-ci :« Aller à la bataille avec toutes mes forces. »

La deuxième idée simple qui ma guidé est la suivante :je voulais prendre linitiative des opérations. Cette atti-tude devait, en premier lieu, éviter au territoire françaisde devenir le théâtre des premières batailles et de subirlinvasion; elle nous permettrait de sauvegarder notreliberté daction et déviter que nos manœuvres soient dèsle début dominées par la volonté adverse ; par surcroît,elle était conforme, comme je lai dit au chapitre précédent,aux conventions militaires intervenues entre les états-majors français et russes.

Jétais également pénétré de cette idée quil était impos-sible de fixer longtemps à lavance une manœuvre définitiveà exécuter ; il faut en effet tenir compte de toutes lesinconnues qui compliquaient le problème. Comme la ditlord Kitchener, notre politique stratégique devrait êtreopportuniste. Je lai affirmé devant la commission deBriey : « Le plan dopérations ne peut être fait quen tenantcompte des événements et des renseignements qui arriventau cours des opérations. Ce nest pas un immuable schémaqui sera appliqué quoi quil advienne ; on ne peut létablir