Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
191
Einzelbild herunterladen
 

LA MISE SUR PIED DU PLAN XVII

191

à lavance les diverses manœuvres que javais envisagées.

En fait, il est arrivé quen août 1914 une grande partiede cette Instruction sest encore trouvée valable.

Il faut encore remarquer que, pour les mêmes raisonsde secret, le texte de lInstruction est muet sur la questionde la coopération anglaise, sur le rôle que pourrait éven-tuellement jouer larmée belge, sur lemploi éventuel denos troupes venant dAlgérie , comme sur celui de nostroupes alpines en cas de neutralité de lItalie .

Les diverses variantes que je fis étudier à létat-majorde larmée se ramenaient aux idées suivantes :

Remonter vers le Nord la 5 e armée, autant que le per-mettrait la présence des troupes anglaises, cest-à-direporter la 5 e armée entre la Meuse et la Sambre. Il faut àce sujet remarquer que les conditions de transport et dedébarquement des forces anglaises avaient une rigiditétoute particulière : au lieu darriver comme nous, toutmobilisés et en ordre de marche, cest sur la base même dedébarquement que les corps darmée et les divisionsbritanniques se constituaient ; il en résultait limpossibi-lité de varianter une organisation de transport ainsiconçue.

Le mouvement de la 5 e armée pouvait se faire dunepart au moyen de variantes de débarquement, dautrepart au moyen de mouvements sur route une fois laconcentration terminée.

Renforcer notre aile gauche avec des forces prélevéessur laile droite, ou avec des troupes venant dAfrique etdes Alpes . Je fis même envisager dans quelle mesure lamission donnée à laile droite pourrait se trouver modifiéeen cas de prélèvements importants.

Passage de corps darmée dune armée à une autre ; cesmutations ne pouvaient avoir aucun inconvénient sérieuxen période de concentration, puisque les armées nétaientconstituées quau moment de la guerre. Dailleurs aucours de la campagne, ce procédé fut constamment employé ;d constitue lun des moyens de manœuvre dans le cadredun groupe darmées.