Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
221
Einzelbild herunterladen
 

ULTIMATUM ALLEMAND A LA RUSSIE

221

ordres le colonel Pont et un certain nombre dofficiersparmi lesquels Maurin, Brécard, Fétizon, Bel, Alexandreet Buat.

Vendredi 31 juillet. Toute la matinée du 31 fut consa-crée à un long Conseil des ministres, qui dura de 9 heuresà midi ; il ny fut question que des mesures financièresenvisagées en vue des graves événements que lon voyaitse rapprocher.

Cependant, il était manifeste que les négociations tour-naient définitivement mal, et jétais anxieux de voir enfinla couverture tout entière en place, en attendant la mobi-lisation totale qui ne pouvait plus tarder. Je savais queM. Yiviani hésitait toujours ; par contre, M. Poincaréparaissait plus résolu à prendre ces décisions nécessaires.

Or, vers 14 heures, nous apprîmes la nouvelle de lulti-matum adressé le 29 juillet dans laprès-midi par lAlle-magne à la Russie.

Dans ces conditions, mon devoir était de mettre nette-ment le gouvernement en face de ses responsabilités. Jerédigeai donc une note qui faisait état des derniers ren-seignements reçus ; je remis cette note à 15 h. 30 auministre de la Guerre au moment il partait pour leConseil des ministres, en le priant den donner connais-sance au Conseil ; cette note était ainsi conçue :

« Les mesures prises jusquici suivent de loin les mesuresanalogues prises par les Allemands, surtout depuis qua-rante-huit heures.

« Ils continuent. Non contents davoir mis en place leséléments de couverture sur toute la frontière, les grosdes VIII 0 , XVI e , XXI e , XV e et XIV e corps ont été réunisà proximité de la frontière ; dautre part, des mouve-ments de troupes par voie ferrée, venant des territoiresdes XI e et XVIII e corps, semblent indiquer un renforcementde la couverture.

« Des appels de réservistes ont eu lieu, et des achats etréquisitions de chevaux se produisent un peu partout.

« En létat actuel, il ne nous est plus possible de pro-