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1 (1932)
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GALLIÉNI APPELÉ A PARIS

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cette visite, je lui appris cette désignation dont il venaitdêtre lobjet sur ma demande , et quil ignorait encore, luidisant ma satisfaction de cette marque de confiance quilvenait de recevoir.

Peu de temps après cette visite, le ministre me fitpressentir au sujet de la place que le général Galliénidevrait occuper : à côté de moi au grand quartier généralou bien à Paris . Je répondis que la première solution neme semblait pas convenir. Javais été le subordonné deGalliéni à Madagascar ; il était à son tour devenu le mien ;en sorte que sa présence sans attributions définies à monquartier général pouvait être gênante pour nous deux.Cela ne mempêchait pas de penser que sa fermeté de carac-tère et son autorité sur les commandants darmée feraientde lui un excellent commandant en chef le jour il auraittoutes les responsabilités de ma charge et la liberté duchoix de ses conseillers. Pour toutes ces raisons, je fisconnaître au ministre que je ne désirais pas la présence dugénéral Galliéni à mes côtés.

Lundi 3 août. Lattitude de lAngleterre ne laissaitpas de nous inquiéter. Il semblait bien quelle nous avaitpromis lappui de sa flotte. Mais jusqu irait cet appui?En particulier, nos côtes désarmées du Nord seraient-ellesmises à labri dun débarquement? Question dimportancesur laquelle nous navions encore que des renseignementstrop vagues. Aussi, dès le 3 au matin, jenvoyai un de mesofficiers (1) au ministère de la Marine pour sy renseigner.Il y apprit que la flotte britannique avait reçu lordre decouvrir nos côtes de la Manche et de la mer du Nord, etquen Méditerranée, la flotte anglaise en liaison avec lanôtre, recherchait les deux croiseurs allemands qui ve-naient de bombarder nos côtes dAlgérie.

Lorsque je reçus ces importantes nouvelles, je neusplus de doute que lAngleterre nous apporterait aussi biensur terre que sur mer le concours que nous espérions, car

(1 ) Le lieutenant-colonel Brécard, du 3° bureau du G, Q. G.