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1 (1932)
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OFFENSIVE EN HAUTE-ALSACE

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cun fort navait succombé et que la place, en excellent étatde défense, promettait de tenir longtemps. Ces deux ren-seignements étaient daccord pour signaler que les troupesallemandes assaillantes étaient très fatiguées, très dépri-mées, et que les unités belges faisaient des prisonnierspar paquets de cinquante.

Tandis que mon attention était attirée vers le Nord,je reçus dans le courant de laprès-midi le premier compterendu sur les résultats que nous venions dobtenir enHaute Alsace : sans avoir rencontré de résistance, nostroupes navaient atteint à 13 h. 30 que le front Henners-dorf, Pont dAnspach, Massevaux , cest-à-dire quellesavaient avancé seulement de cinq kilomètres environ enterritoire alsacien . Dans la soirée, jappris quelles avaientoccupé le front Saint-Amarin, Thann, Altkirch .

Samedi 8 août. Le lendemain matin, 8 août, je reçusdes renseignements complémentaires sur les opérationsdu 7 ; en même temps jappris que le général Bonneauavait « autorisé le général Berge (1) à maintenir ses troupesdans les villages conquis, et à ne reporter ses gros en arrièreque dans la journée. »

Cette manière denvisager la situation me parut inquié-tante, et sur-le-champ jordonnai au 7 e corps de ne reculersous aucun prétexte, de pousser vigoureusement sur Mul-house , et daccomplir intégralement et rapidement lamission qui lui avait été confiée. Jinsistai également auprèsdu général Dubail sur la vigueur et la vitesse qui devaientcaractériser une opération de ce genre.

Vers midi, jappris que le ministre de la Guerre avaitreçu directement du général Bonneau un télégramme ainsilibellé : « Je rends compte que je porte aujourdhui la cou-verture du 7° corps sur la ligne Cernay, Mulhouse, Altkirch. » Outre que cette correspondance directe entre le ministreet le commandant du 7 e corps semblait indiquer loubli parce dernier des liens hiérarchiques, il devenait évident que

(1) Commandant la 27 e brigade (14 e division).