ÉNERGIQUE DÉCLARATION DE M. MESSIMY
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construction sur le front Cologne, Bergheim, Erkelenz , etque la grosse artillerie était déployée en soutien de ce front ;ce même agent déclarait qu’il n’y avait pas de rassemble-ments de troupes allemandes le long du Limbourg hollan-dais.
D’autre part, les reconnaissances d’avions venant re-couper nos informations de diverses sources, nous étionsportés, à cette date du 10 août, à croire que les Allemandsallaient entreprendre le siège régulier de Liège, tandis queles mouvements de troupes signalés vers Neuf château etBastogne semblaient être l’amorce et la couverture dutransport du groupe nord de l’ennemi dans la région Bas-togne , Marche, Rochefort, Libremont (1), Par contre, unegrosse activité était toujours signalée en Lorraine et àl’est de Metz .
Je pouvais donc espérer que l’armée belge n’aurait pasà subir prochainement un choc trop violent et que nouspouvions espérer la voir continuer à rester à l’extrêmegauche du dispositif allié. Je pris d’ailleurs texte de laproclamation adressée trois jours plus tôt à son arméepar le roi Albert, et qui contenait un salut fraternel àl’armée française pour le remercier et lui exprimer monespoir de voir ses soldats marcher avec les nôtres à la victoire.
La question la plus actuelle demeurait celle de notreextrême droite.
De bonne heure, le 10, j’étais avisé par le ministre quele général Pau était mis à ma disposition, et qu’il viendraitle jour même au Grand Quartier Général recevoir mes ins-tructions. Cet avis était accompagné d’une énergique décla-ration : M. Messimy me faisait savoir « que la volonté dugouvernement était qu’un général qui ne remplirait passes devoirs avec suffisamment de vigueur devait êtretraduit devant un conseil de guerre et passé par les armesdans les vingt-quatre heures (2) ».
(1) Compte rendu de renseignements n° 31 du 10 août 1914,17 heures, du 2 e Bureau du G. Q. G.
(2) Cette communication reçue du chef de cabinet du ministre,le général Ebener, par le général Belin me fut confirmée par une
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T. I.