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1 (1932)
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261
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APPEL DU ROI DES BELGES

26 J

Mercredi 12 août. Cependant, au nord de la Meuse, la cavalerie allemande avait poussé jusquà Diest et Tir-lemont ; cette progression de lennemi parut émouvoirprofondément le commandement belge. En effet, le 12 aumatin, nous recevions un appel du roi des Belges pour queles Alliés viennent le plus rapidement possible au secoursde son armée, annonçant quil ramènerait son armée sousAnvers, si les Allemands attaquaient en forces supérieures ;le colonel Génie, en même temps quil me communiquaitcet appel du roi, insistait pour que le corps de cavaleriepassât le plus rapidement possible au nord de la Meuse.

Les intentions du gouvernement belge ainsi manifes-tées nétaient pas pour nous surprendre. Je me rendais,certes, bien compte de la nécessité dappuyer les Belges.Mais, tout dabord, il ne semblait pas que la cavalerieallemande signalée au nord de la Meuse fût soutenue,puisque le 12 elle essuyait à Iiaelen un échec importantque lui infligeait la division de cavalerie belge soutenuepar une brigade dinfanterie. Dautre part, il semblait queles forces ennemies signalées au sud de la Meuse fussentplus importantes que nous ne lavions cru jusquici :deux nouveaux corps darmée allemands venaient, eneffet, dy être identifiés. Dans ces conditions, il était diffi-cile de relever le corps de cavalerie de la mission de cou-verture de la 5 e armée quil avait reçue. La seule chosequil me parut possible de faire pour linstant, et quidailleurs était fort nécessaire, cétait détablir la conti-nuité du front en liant par Namur notre armée de gaucheà larmée belge. A cet effet, jautorisai le général Lanrezac ,qui men avait demandé lautorisation, à porter son corpsde gauche dans la région de Dinant ; en outre, je poussaivers Philippeville les deux divisions dAfrique qui allaientcommencer leurs débarquements.

Mais, à ce moment encore, une grande incertitude pla-nait sur la date à laquelle les Anglais pourraient entreren action à nos côtés.

Le 9 août, le colonel Huguet, notre attaché militaire àLondres , arrivant au grand quartier général, mavait mis