LES BATAILLES DE LA FRONTIÈRE 277
Mercredi 19 août. — La nuit du 18 au 19 continua denous apporter des précisions sur le passage des troupesallemandes de la rive droite sur la rive gauche : les ré-giments signalés appartenaient aux IV e , VII e et X e corps;la cavalerie allemande atteignait Diest . Notre corps decavalerie,.en liaison avec une brigade mixte belge , avaitrefoulé la cavalerie signalée à Gembloux , mais s’étaitheurté à une résistance organisée à hauteur de Ramillies.
L’après-midi nous apporta une nouvelle série de ren-seignements : tout d’abord, vers 16 heures, le colonel Génienous confirma par téléphone qu’à la suite d’un combatqui avait eu lieu le 18 devant Tirlemont et dans lequelles Allemands avaient montré des troupes de toutes armes,l’ordre avait été donné à l’armée belge de se rapprocherdavantage d’Anvers ; par sa gauche, elle devait mêmepénétrer dans le périmètre des forts d’Anvers . Par cemouvement de recul, nos alliés découvraient Bruxelles .
Mais, ce qui était plus grave, par là, nous perdions toutcontact avec les Belges et l’espoir que j’avais nourri deles voir participer activement à l’enveloppement de ladroite allemande. Notre corps de cavalerie et la placede Namur se trouvaient séparés du gros des forces belges .Le général Michel, gouverneur de Namur , signalait qu’iln’avait que trois brigades et qu’il les concentrait au nord-est et au sud-est de sa place : il demandait que l’arméefranco-anglaise franchisse la Sambre et assure la sécuritéde la zone nord-ouest et sud-ouest. En outre, les Belgessignalaient que des forces importantes passaient la Meuse entre Liège et Huy ; nos reconnaissances d’aviation avaient.
gique, nous aurons après-demain soir récupéré les 100 000 coupsde 75 envoyés en Belgique ; 3° Vous avez bien fait de nous envoyerle premier drapeau ; son arrivée a secoué Paris d’un grand frissonde joie et de fierté. Il est aux Invalides... en attendant les autres.Affectueusement à vous. — Messimy; 4° Pour Dijon , qui est endehors de la zone des armées, je vous prie de le remarquer, j’aiannulé les ordres, puisque la fortune nous sourit. Mais je tiensà insister sur ce point que Dijon est hors de la zone des armées, oùje me dénie le droit de donner des instructions ou des ordres. »