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1 (1932)
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LES BATAILLES DE LA FRONTIÈRE

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retenue par lennemi dans le secteur de la l re armée. Seule, la10 e division de cavalerie vient darriver très fatiguée dans larégion de Manonviller. Des nouvelles divisions de réserve annon-cées, il nest encore débarqué à cette heure quun seul élément.

« Je résisterai donc aux efforts de lennemi avec les seulesforces disponibles. Si je puis gagner vingt-quatre heures, je ten-terai de contre-attaquer avec les troupes qui auront pu, diciaprès-demain, reprendre quelque activité et quelque cohésion.La situation mapparaît comme très grave et je crois devoirvous en rendre compte.

« Dans léventualité dune nouvelle retraite, je rétrograderaisous le couvert du canon de Toul dans la direction des Hauts-de-Meuse.

« Une autre solution consisterait à dégager larmée de sasituation très critique en faisant dérober sur Toul les forcesdisposées au nord de la route Nancy-Château-Salins, et verslipinal, par la rive gauche de la Moselle, celles disposées au sudde cette même route (20 e , 16 e , 15 e corps darmée). On auraitainsi quelques chances de conserver lensemble de ces forces etde les reconstituer ultérieurement. Si la l re armée, comme je lecrois, refuse son aile gauche, nous pourrions nous souder à elle.

Castelnau.

Comme on le pense, la situation ainsi présentée meparut très grave. Tout dabord, je ne pouvais mexpliquerpourquoi, si brusquement, cette 2 e armée avait battu enretraite, dans des conditions qui ressemblaient assez àune déroute. En outre, les prévisions du commandant dela 2 e armée envisageant labandon prochain des positionsde Nancy et une retraite divergente qui ouvrirait à len-nemi une brèche dans notre aile droite, étaient pour moiun grave sujet dinquiétude. Aussi, fis-je aussitôt télé-phoner à Castelnau que jestimais indispensable de tenirles positions organisées autour de Nancy pendant aumoins vingt-quatre heures, en raison de leffort moraldésastreux quune pareille retraite produirait dans lepays, et surtout pour le succès même de notre manoeuvreengagée dans le nord.

Dans la soirée, un rapport téléphoné à 17 heures me