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1 (1932)
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LES BATAILLES DE LA FRONTIÈRE 305

hautes des jeunes hommes énergiques, décidés à vaincreà tout prix. Éliminez les vieillards, sans pitié.

« Messimy. »

Si, à distance, on est tenté, de trouver que le ministreexagérait les sanctions à prendre, je tiens à témoigner icique je lui suis reconnaissant de mavoir donné constammentlimpression que je serais soutenu dans toutes les mesuresque jaurais à prescrire pour rendre à nos armées la vigueurnécessaire.

La journée du lundi 24 août fut relativement calme.Jattendais anxieusement des nouvelles de notre gauche.Dans la soirée, et dans la nuit, elles arrivèrent assez mau-vaises, comme on pouvait le supposer : Tournai et Condéavaient été occupées par des détachements ennemis ; puisle général dAmade fit connaître que les Allemands étaientarrivés à Somain et Valenciennes. Ainsi, la droite alle-mande débordait nettement la gauche anglaise, et allaitprobablement pouvoir librement développer une manœuvrequi menacerait nos lignes de communication ; cela étaitdautant plus vraisemblable que le reflux des 3 e et 4 e arméesallait, sans doute, permettre aux Allemands de renforcerleur masse daile droite.

Le danger était grave : il fallait envisager la retraiteprobable de toute la gauche, et particulièrement de larméeanglaise. Je jugeai nécessaire, en prévision de cette éven-tualité, de fixer des zones de repli, destinées le cas échéantà permettre létablissement rapide des ordres; je déter-minai celle de larmée anglaise, en lorientant vers le sud-ouest, afin de couvrir la direction de Paris, et déviterautant que possible lenveloppement par lobligation danslaquelle se trouverait lennemi de sétendre vers louest.La limite de la zone anglaise du côté de la 5 e armée futdéterminée par une ligne passant par Maubeuge , le Cateauet Bohain .

En même temps que le débordement de larmée anglaisemettait en danger nos lignes de communication, il menaçait

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T. I.