Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
327
Einzelbild herunterladen
 
  

PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 327

à la nouvelle que, dans la matinée, lennemi sétait ins-tallé en force sur la rive gauche de la Meuse, de Donchery à Autrécourt. Par contre, le calme et la confiance du gé-néral de Langle et de son chef détat-major, le généralMaistre, lavaient vivement impressionné. De Langle avaitdonné à ses corps darmée lordre de combiner leurs effortspour rejeter lennemi dans la Meuse . En quittant le quartiergénéral de la 4° armée, Gamelin sétait rendu à la Besace,quartier général du général Roques, commandant le 12 e corpsdarmée ; encore, il avait admiré lordre et la confiancequi régnaient dans le commandement, il avait pu assister,avant de repartir pour Vitry, au départ de la contre-attaque qui sannonçait comme devant réussir.

Vers 22 heures, nous recevions de la 4 e armée un mes-sage confirmant les résultats satisfaisants de la journée;de Langle demandait, pour consolider son succès, que la3° armée attaquât, à son tour et soulageât la 4° arméede la tenue dune partie de son front.

Des l re et 2° armées, des nouvelles également bonnesnous parvenaient : ces deux armées, réduites dans leursmoyens, avaient donné dans une série de combats, depuisquatorze jours, un exemple de ténacité et de courage quejavais été heureux de porter à la connaissance des autresarmées. Dans la soirée, nous apprenions que la l re arméepoursuivait son offensive sur le champ de bataille des 25et 26 août, et que partout, sur le terrain reconquis, elleavait relevé la trace des pertes importantes subies par lesAllemands.

Ces nouvelles impressionnèrent favorablement le mi-nistre. Toutefois, je ne lui cachai pas que toutes mes préoc-cupations se reportaient actuellement vers ma gauche.A 22 heures, le colonel Huguet me téléphonait que, le len-demain, larmée anglaise se reporterait en arrière, entrelOise et la Fère. Ce repli achevait de découvrir la gauchede la 5 e armée, en même temps quil isolait la droite delarmée de Maunoury. Presque au même moment, je reçusdu colonel Huguet une lettre datée de Noyon à 17 h. 30,qui confirmait mes appréhensions. La voici :