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1 (1932)
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351
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 351

de la 4 e . Le matin, ce dernier mavait fait connaitre quilne pourrait continuer son mouvement de repli sans porteratteinte au moral de ses troupes qui ne demandaient quàcombattre ; il mannonçait quil comptait repartir de sespositions actuelles pour reprendre loffensive vers le nord.Au cours de notre entrevue de laprès-midi, je lautorisaià mener cette action daccord avec celle que préparait la3 e armée au nord-ouest de Nouart. Cette attitude offensivedevait, dans mon esprit, contribuer à soulager celle dugénéral Foch engagé à la gauche de la 4 e armée contre desforces importantes.

La conduite des armées nétait pas la seule questionqui simposait à ce moment à mes préoccupations.

Il y avait dabord la question de Paris.

Dans la matinée, déjà, le général Galliéni avait téléphonéà Vitry-le-François pour exposer la situation du campretranché, et demander que des troupes actives fussentmises à sa disposition pour la défense de la capitale. Jelui fis répondre que mon intention était de diriger sur Paris la 6° armée, composée surtout de formations de réserve,auxquelles viendrait sadjoindre éventuellement un corpsdarmée prélevé sur la 5 6 armée.

Peu après mon départ pour Varennes, le colonel Pénelon,de la maison militaire du président de la République etagent de liaison entre le gouvernement et moi, arrivait àVitry chargé par M. Millerand dattirer mon attention surlopportunité de doter le camp retranché de Paris dunequantité suffisante de troupes actives. En outre, il avaitmission de connaître mon opinion sur léventualité duntransfert du siège du gouvernement à Bordeaux . A monretour au grand quartier général, je reçus de M. Millerandun appel téléphonique : après lavoir mis au courant de lasituation et lui avoir fait connaître ma décision de faireretraiter nos forces, je ne lui cachai pas que Paris étaitsérieusement menacé, et que, dans ces conditions, pouren faciliter la défense et napporter nulle entrave à la ma-nœuvre, je ne voyais que des avantages au départ dugouvernement pour Bordeaux . Je lavisai, en outre, que