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1 (1932)
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367
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 367

Après mûre réflexion, je trouvai que lavis de Belinétait sage : il fallait avant tout durer. Dailleurs, létatde nos troupes signalé par les commandants darmée étaitfait pour mincliner vers cette solution : nous venionsdapprendre que les colonnes des III e , IV e et V e arméesallemandes étaient en marche vers le sud, partant dela région de Rethel. Leur masse, dau moins une douzainede corps darmée, allait vraisemblablement se heurter dicipeu aux corps fatigués de Foch, de Langle et de Sarrail.Ceux-ci se trouveraient dans une situation numérique trèsinférieure. Ëtait-ce un ensemble de conditions favorablespour livrer la bataille décisive? Non.

En conséquence, je décidai de rompre encore, et dereporter le front de quelques marches en arrière. Cettesolution offrait, en outre, lavantage de me permettrede modifier encore la répartition de mes forces, en faisantau profit du centre et de laile gauche de nouveaux pré-lèvements sur les l re et 2 e armées.

Jenvoyai aux armées, dans la soirée du 2, un ordreindiquant que le repli actuel avait pour but de resserrernotre dispositif en vue de préparer avec toutes chancesde succès la reprise de loffensive générale dont je meréservais de donner le signal dans quelques jours. Enattendant, il importait de recompléter cadres et effectifs,et de prendre les mesures les plus draconiennes pourassurer lordre complet dans le mouvement de repli. Enmême temps jindiquais aux armées les grandes lignesdu plan arrêté, qui nétait, en somme, que la continuationde la manœuvre envisagée par lInstruction n° 4 de laveille : il sagissait, leur disais-je, de soustraire les arméesà la pression de lennemi, en les établissant sur la lignegénérale : Pont-sur-Yonne, Nogent-sur-Seine , Arcis-sur-Aube, Brienne-le-Château , Joinville, de renforcer nos ar-mées du centre par deux corps darmée prélevés sur lesdeux armées daile droite, et de passer alors à loffensive.Quant à la garnison de Paris , je prévoyais déjà alorsquelle aurait à agir en direction de Meaux , et jen avisaiGalliéni.