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1 (1932)
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 379

le 4 au soir dans la direction de lest, « surtout si la 6 e armée,qui paraissait navoir personne devant elle, entamait, danscette même journée, un mouvement analogue qui la por-terait à sa gauche. »

On conçoit quen présence de renseignements aussi nets,aussi affirmatifs, en présence de cette menace denvelop-pement de notre 5 e armée, il ne pouvait être question delaisser les forces de Maunoury sous le canon de Paris. Ilétait tout indiqué, au contraire, puisque les Anglais pa-raissaient disposés à participer à cette manœuvre, dorientervers lest toutes les forces actives et de réserve du campretranché.

Telles avaient été les considérations qui mavaient con-duit à envoyer à Galliéni les instructions quon vient delire.

4 septembre. La journée du 4 septembre allait ouvrirune crise décisive dans la situation stratégique. En effet,le changement de direction des colonnes ennemies semblaitse confirmer et saccentuer. Dautre part, le maréchalFrench mavait fait connaître quil avait reçu lInstructiongénérale n° 4 et la note du 2 septembre pour les comman-dants darmée, et, point capital, ajoutait quil comprenaitentièrement mes projets et la part que je désirais voirprendre à larmée britannique dans leur exécution.

Ainsi donc, un changement heureux venait de se pro-duire dans lattitude du commandant en chef anglais . Lasituation aventurée de lennemi retenant toute mon atten-tion, jécrivis au maréchal French le 4 septembre vers8 heures du matin pour profiter de ses nouvelles disposi-tions :

« Au cas les armées allemandes poursuivraient leurmouvement vers le sud-sud-est, séloignant ainsi de laSeine et de Paris , peut-être estimeriez-vous comme moique votre action pourrait sexercer plus efficacement surla rive droite de ce fleuve, entre Marne et Seine ; votregauche appuyée à la Marne , étayée par le camp retranchéde Paris, serait couverte par la garnison mobile de la capi-