à sa fin, lorsque la porte s’ouvrit et le commandantMaurin, l’un des officiers du 3° Bureau qui avait été envoyévers Nangis par le général Berthelot pour y reconnaîtredes positions, entra ; à son retour de mission, il était passépar Bray-sur-Seine , où il avait vu le général Franchetd’Esperey sortant d’une conférence avec le général Wilson.Le commandant de la 5 e armée avait chargé Maurin de mefaire savoir que les Anglais consentaient à s’arrêter, etque, dans ces conditions, il était prêt à attaquer à partirdu 6. Je ne pus dissimuler ma satisfaction. Presque aumême moment, de Galbert téléphonait du grand quartiergénéral que des documents importants venaient d’arriverde la 5 e armée. Aussi, la fin du repas fut-elle bousculée.Je m’excusai auprès de mes hôtes et rentrai rapidementau quartier général.
Nous y trouvâmes deux notes de Franchet d’Esperey ,qui constituaient la réponse à la question que je lui avaisposée. La première datée de Bray-sur-Seine 16 heures,était ainsi conçue :
« I. — La bataille ne pourra avoir lieu qu’après-demain6 septembre.
« IL — Demain, 5 septembre, la 5 e armée continuerason mouvement rétrograde sur la ligne Provins -Sézanne.L’armée anglaise fera un changement de direction faceà l’est sur la ligne Changis-Coulommiers et plus au sud,à condition que son flanc gauche soit appuyé par la6 e armée qui viendrait sur la ligne de l’Ourcq au nord deLizy-sur-Ourcq, demain 5 septembre.
« III. — Le 6, la direction générale de l’offensive anglaiseserait Montmirail, celle de la 6° armée serait Château-Thierry, celle de la 5° armée serait Montmirail. »
La deuxième note, complétant la précédente, disait :
« Pour que l’opération réussisse, il faut :
« 1° La coopération étroite et absolue de la 6 e arméedébouchant sur la rive gauche de l’Ourcq au nord-estde Meaux , le 6 au matin.