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1 (1932)
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387
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 387

à sa fin, lorsque la porte souvrit et le commandantMaurin, lun des officiers du 3° Bureau qui avait été envoyévers Nangis par le général Berthelot pour y reconnaîtredes positions, entra ; à son retour de mission, il était passépar Bray-sur-Seine , il avait vu le général FranchetdEsperey sortant dune conférence avec le général Wilson.Le commandant de la 5 e armée avait chargé Maurin de mefaire savoir que les Anglais consentaient à sarrêter, etque, dans ces conditions, il était prêt à attaquer à partirdu 6. Je ne pus dissimuler ma satisfaction. Presque aumême moment, de Galbert téléphonait du grand quartiergénéral que des documents importants venaient darriverde la 5 e armée. Aussi, la fin du repas fut-elle bousculée.Je mexcusai auprès de mes hôtes et rentrai rapidementau quartier général.

Nous y trouvâmes deux notes de Franchet dEsperey ,qui constituaient la réponse à la question que je lui avaisposée. La première datée de Bray-sur-Seine 16 heures,était ainsi conçue :

« I. La bataille ne pourra avoir lieu quaprès-demain6 septembre.

« IL Demain, 5 septembre, la 5 e armée continuerason mouvement rétrograde sur la ligne Provins -Sézanne.Larmée anglaise fera un changement de direction faceà lest sur la ligne Changis-Coulommiers et plus au sud,à condition que son flanc gauche soit appuyé par la6 e armée qui viendrait sur la ligne de lOurcq au nord deLizy-sur-Ourcq, demain 5 septembre.

« III. Le 6, la direction générale de loffensive anglaiseserait Montmirail, celle de la 6° armée serait Château-Thierry, celle de la 5° armée serait Montmirail. »

La deuxième note, complétant la précédente, disait :

« Pour que lopération réussisse, il faut :

« 1° La coopération étroite et absolue de la 6 e arméedébouchant sur la rive gauche de lOurcq au nord-estde Meaux , le 6 au matin.