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1 (1932)
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391
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PRÉPARATION DE LA BATAILLE DE LA MARNE 391

venir de ce que Wilson, très compréhensif, avait cru pou-voir sengager au nom de son chef, tandis que ce dernierapportait un certain nombre de restrictions à sa coopé-ration : du compte-rendu de Brécard, il résultait que lesdeux ententes, celle de Bray entre Wilson et FranchetdEsperey, et celle de Melun entre French et Galliéninétaient pas identiques.

Dailleurs, à peu près au même moment, un télégrammede Huguet mannonçait quen raison des changementscontinuels dans la situation, le maréchal French préféraitlétudier à nouveau avant de décider sur les opérationsultérieures. A nen pas douter, il y avait un malentendu,et toute lentente que je pouvais croire réalisée pour labataille maintenant décidée, était remise en question.

Il ny avait quun parti à prendre, étant donné lheuredéjà avancée de la nuit : envoyer un officier à Melun ,porteur de lexpédition de lordre destiné au maréchal,et qui expliquerait à celui-ci limportance capitale quejattachais à son adhésion à notre plan. Le commandantde Galbert, très au courant de mes intentions, fut désignépour cette mission. Il quitta le grand quartier généralau milieu de la nuit du 4 au 5 septembre, afin de se trouverau quartier général anglais à la pointe du jour.

5 septembre. Lincertitude qui planait sur les réso-lutions anglaises était, à cette heure décisive, particu-lièrement angoissante. Je sentais quil fallait obtenir àtout prix le concours de larmée anglaise. Sil métaitrefusé, je voyais fuir la victoire que jentrevoyais. Lanécessité de nouveaux pourparlers me faisait redouterdêtre encore une fois obligé de revenir sur la date queje métais fixée pour la reprise de loffensive.

Jattendais impatiemment le retour de Galbert. Touten lattendant, il me vint alors à lidée de demanderlappui diplomatique pour faire pression sur le maréchal et,malgré ma profonde répugnance à parler à lavance de mesprojets dopération, je résolus dexpliquer à M. Milleranddans le tact et la patriotisme duquel javais une si entière