Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
403
Einzelbild herunterladen
 

LA BATAILLE DE LA MARNE

403

En effet, la 5 e armée avait débouché, le 6 au matin,du front Sézanne, Villiers-Saint-Georges, Courchamps, etsétait heurtée vers midi à lennemi. Le corps de cavalerieConneau, au nord de la forêt de Jouy, couvrait sa gaucheet assurait sa liaison avec larmée anglaise. Celle-ci étaitpartie le 6 au matin, non du front Changis-Coulommiersqui lui avait été assigné par lOrdre général n° 6, maisdune ligne située à 15 kilomètres au sud-ouest, jalonnée parPézarches et Lagny ; le 6 au soir, elle venait sans diffi-culté border par sa gauche la rive ouest du Grand-Morin,tandis que sa droite refusée restait dans la région dePézarches.

Le 7 septembre, à 11 heures, Franchet dEsperey merendait compte que la I re armée allemande était « en pleineretraite vers le nord sur le front Esternay -Courtacon... »et que la 5 e armée poursuivait sa marche en avant. Le soir,tandis que son corps de droite (10 e corps) appuyait versSoizy-au-Bois la 42 e division gauche de larmée Foch, soncentre et sa gauche atteignaient la ligne Morsains, Tréfols,Moutils, tandis que le corps de cavalerie Conneau arrivaità la Ferté-Gaucher. Quant à larmée anglaise, elle parve-nait le soir de ce même jour, sans avoir rencontré de résis-tance importante, jusquà la ligne Choisy, Goulommiers,Maisoncelles.

En revanche, notre 6 e armée sefforçait vainementdatteindre lOurcq ; lennemi se renforçait devant elle,et parait aux tentatives denveloppement que, par Betz,Maunoury essayait de réaliser contre la droite de Kluck.

Le 7 au soir, la situation de lennemi en face de notregauche nous apparaissait sous le jour suivant :

Pour faire face à lattaque de Maunoury, qui manifeste-ment lavait surpris, Kluck avait constitué sur lOurcq undétachement comprenant le IV e corps de réserve, le II e corpsactif et la IV e division de cavalerie, tandis quavec le restede son armée, il luttait face au sud contre la gauche deFranchet dEsperey . Entre ces deux tronçons de la I re arméeallemande, un vide venait de se produire, en face des An-glais ; cette brèche était masquée par des forces de cava-