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1 (1932)
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LA CAMPAGNE D AUTOMNE

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Lactivité de la T. S. F. allemande qui était une de nossources les plus précieuses de renseignements, nous montra,ce jour-, que le commandement ennemi portait uneattention particulière vers son aile droite. Des indicesnous faisaient admettre quune VII e armée, aux ordresdu général von Heeringen, était en voie de formationpour opérer à la droite de larmée Kluck (1). Et, commepour me confirmer dans limpression que leffort ennemise déplaçait, le front de notre 6 e armée demeura ce jour-dans un calme qui contrastait avec lactivité des journéesprécédentes.

Les jours suivants, la 2 e armée continua son mouvementvers le nord-est et le nord en pivotant autour du 13 e corpsqui se maintint sur le front Ribécourt-Fresnières. Maisle 24 au matin, le général de Castelnau me rendait compteque tous ses corps étaient déjà au contact de lennemi :le 4 e corps dans la région de Roye, le 14 e dans celle deLihons-Foucaucourt tandis que le 20 e arrivait à Corbie .Et le lendemain la situation se précisait : une batailleviolente était maintenant engagée entre lOise et la Somme.Et les forces allemandes qui sopposaient à lavance delarmée de Castelnau se prolongeaient déjà au nord dela Somme sur la ligne Feuillères-Bapaume -Marquion aucontact de notre corps de cavalerie dont laction nobte-nait pas un ralentissement appréciable des colonnes enne-mies (2). Quant aux divisions territoriales à qui javais

(1) Je ne sais si ce renseignement était inexact, ou si, étantvrai, les Allemands furent amenés à modifier leurs plans ; toujoursest-il que la VII e armée qui opérait en Alsace fut bien retirée dufront, mais sengagea entre les I re et II e armées allemandes pourcombler le vide qui sétait produit entre elles.

(2) Le général Bridoux, commandant le corps de cavalerie, avaitété tué le 17 septembre. Je lavais provisoirement remplacé parle général Buisson qui commandait la l re division de cavalerie. Jedus relever ce dernier le 30 septembre et le remplacer par le généralde Mitry. Si la cavalerie ne sut pas à cette époque produire de grandschefs sachant manier une masse de trois ou quatre divisions, ilest juste de dire que les généraux de division ne facilitaient pas latâche de leur chef.

Le général de Castelnau me rendait compte journellement que