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remontiez cette armée dont le moral me paraît atteint. »
Et dans la soirée (à 21 heures), de nouveau à la 2 e armée :
« Demandez au général Gough, de la part du commandanten chef des armées françaises, de vous prêter momenta-nément son appui. Maréchal French est prévenu de cettedemande (1). »
« D’autre part, j’invite commandant 6 e armée à vousdonner, s’il est possible, appui d’une brigade. Entendez-vous directement avec lui au sujet conditions du trans-port. »
Le 7 octobre au matin, le maréchal French donna l’ordreaux divisions de cavalerie Gough et Allenby de prêterleur appui à la 2 e armée jusqu’à l’arrivée des troupes deréserve françaises. La 6 e armée, de son côté, mit à la dispo-sition du général de Castelnau la 138° brigade qui futtransportée en auto à Compiègne .
La 53 e division de réserve provenant de la 5 e arméeavait été dirigée le 4 sur le même point. (C’est à elle quele général Anthoine avait fait allusion en termes pessi-mistes dans un des messages que j’ai cités plus haut).
Enfin, la 58 e division de réserve prélevée sur la l re arméedébarqua le 8 dans la région de Montdidier et fut aussitôtrattachée à la 2 e armée.
Tous ces renforts réussirent à consolider le front quiallait désormais être sensiblement maintenu entre Oise etSomme.
Ce qui n’empêcha pas la 2° armée de téléphoner le 7, à7 heures du matin :
« Rien de nouveau cette nuit. Fouquescourt a été évacuécomme trop en avant... Pas de changement au nord. »
Je fis alors télégraphier au général Foch à 9 h. 35 :
« Par message téléphoné, 2 e armée rend compte queFouquescourt a été évacué cette nuit comme étant tropen avant. Vous prie appeler attention commandant 2 e armée
(1) On verra plus loin que la division de cavalerie anglaise dugénéral Gough faisait à ce moment mouvement par voie de terre enarrière du front de la 2 e armée.