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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

remontiez cette armée dont le moral me paraît atteint. »

Et dans la soirée (à 21 heures), de nouveau à la 2 e armée :

« Demandez au général Gough, de la part du commandanten chef des armées françaises, de vous prêter momenta-nément son appui. Maréchal French est prévenu de cettedemande (1). »

« Dautre part, jinvite commandant 6 e armée à vousdonner, sil est possible, appui dune brigade. Entendez-vous directement avec lui au sujet conditions du trans-port. »

Le 7 octobre au matin, le maréchal French donna lordreaux divisions de cavalerie Gough et Allenby de prêterleur appui à la 2 e armée jusquà larrivée des troupes deréserve françaises. La 6 e armée, de son côté, mit à la dispo-sition du général de Castelnau la 138° brigade qui futtransportée en auto à Compiègne .

La 53 e division de réserve provenant de la 5 e arméeavait été dirigée le 4 sur le même point. (Cest à elle quele général Anthoine avait fait allusion en termes pessi-mistes dans un des messages que jai cités plus haut).

Enfin, la 58 e division de réserve prélevée sur la l re arméedébarqua le 8 dans la région de Montdidier et fut aussitôtrattachée à la 2 e armée.

Tous ces renforts réussirent à consolider le front quiallait désormais être sensiblement maintenu entre Oise etSomme.

Ce qui nempêcha pas la 2° armée de téléphoner le 7, à7 heures du matin :

« Rien de nouveau cette nuit. Fouquescourt a été évacuécomme trop en avant... Pas de changement au nord. »

Je fis alors télégraphier au général Foch à 9 h. 35 :

« Par message téléphoné, 2 e armée rend compte queFouquescourt a été évacué cette nuit comme étant tropen avant. Vous prie appeler attention commandant 2 e armée

(1) On verra plus loin que la division de cavalerie anglaise dugénéral Gough faisait à ce moment mouvement par voie de terre enarrière du front de la 2 e armée.