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1 (1932)
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LA CAMPAGNE DAUTOMNE

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sur inconvénient de ces rectifications de front en arrièrequi peuvent donner à ennemi impression dun succèset sont de nature à démoraliser nos troupes. Cest la troi-sième rectification de ce genre qui sopère à la 2 e armée.Jespère que cest la dernière. Quand on veut rectifier,cest par une attaque en avant quil faut le faire. »

Dans cette crise dont je ne me dissimulais pas les dan-gers, et sur laquelle je ne me suis étendu quen laissantparler les documents officiels, le général de Castelnaumontra une fois de plus que sa ténacité et sa volonténétaient pas à hauteur de lintelligence que je me plaisaisà lui reconnaître. Par malheur, tandis quau Grand-Cou-ronné son chef détat-major Anthoine avait conservé dansles heures difficiles son sang-froid et sa lucidité, à Breteuilil perdit ces indispensables qualités. Les comptes-rendusquil menvoyait en font foi.

Je résolus aussitôt de le changer. Je fis appel pour leremplacer au colonel Duchêne, chef détat-major du20 corps, dans lénergie et la volonté duquel javais unegrande confiance. Je dois dire que Castelnau qui, sur lemoment, navait accepté quà contre-cœur cette mutation,ne tarda pas à sen féliciter. Le lendemain du jourelle se produisit, le commandant Fétizon se rendit àDury (1) la 2 e armée venait de transporter son quartiergénéral, et Castelnau lui confessa : « Cest la premièrenuit depuis longtemps que je dors tranquille. »

Dautre part, Foch dès son arrivée avait, de près, appuyémon action. Il eut avec Castelnau plusieurs entrevues assezorageuses. A vrai dire, le caractère de ces deux hommesétait très différent. Au début de la guerre, Foch était lesubordonné de Castelnau. Et, dans les opérations du moisdaoût, il y avait eu entre eux dassez violents tiraille-ments ; la mission que je venais de confier à Foch en cespremiers jours doctobre et quil remplit à mon entièresatisfaction, ne pouvait que les amplifier.

(1) Près dAmiens.