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1 (1932)
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larmée anglaise

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ment très supérieurs à ceux quelle possède actuellement.

Laugmentation de puissance dont va sous peu bénéficierlarmée anglaise par suite de larrivée des divisions 7 et 8, dunedivision de cavalerie, de deux divisions des Indes et dune divi-sion de cavalerie des Indes, justifie pleinement la demande dumaréchal.

Le commandant en chef partage à ce sujet cette manièrede voir et il est persuadé que si ce mouvement avait été possibleil aurait été très avantageux pour les armées alliées. Mais, jus-quici, la situation générale na pas permis quil fût mis à exé-cution. Est-il possible actuellement den envisager la prochaineréalisation?

S. Exc. le maréchal French estime que le moment est main-tenant particulièrement favorable à son projet. Devant lefront de larmée anglaise, comme dailleurs devant le frontdes 6 e , 9 e et 4 e armées, la situation est pour ainsi dire inchangée ;depuis près de quinze jours, les armées du centre se sont accro-chées au terrain sans progrès bien sensibles. Mais le comman-dant en chef croit devoir faire remarquer quil est loin denêtre de même aux ailes. En effet, à droite, la 3 e armée et unefraction de la l re , livrent depuis plusieurs jours, dans la régionde Saint-Mihiel , un combat opiniâtre dont lissue nest pasdouteuse, mais dont les résultats ne se sont pas encore faitsentir. A gauche, la 2 e armée, qui constitue aujourdhui lex-trémité du dispositif, est soumise depuis trois jours à des at-taques furieuses qui montrent combien lennemi a dintérêtà écraser notre aile. Cette armée constituera-t-elle toujoursla gauche des forces françaises? Il ne faut pas le penser, puisquela formation, à la date de ce jour, dune fraction darmée, amè-nera sans doute le commandant en chef à créer,, une nou-velle armée. Les transports de forces nécessitées par la créationde cette armée, constituée avec des éléments prélevés sur lefront sans quil en résulte des trous dans nos lignes rendentforcément, pendant quelques jours, notre situation quelquepeu délicate : si le commandement français a envisagé la pos-sibilité de retirer du front un certain nombre de corps sansmodifier ce front, il na jamais songé à transporter une arméeentière dont lenlèvement créerait un vide impossible à combler.

Depuis le 13 septembre, nous sommes à la bataille : il importeque pendant cette période de crise, qui aura une influenceconsidérable sur la suite des opérations, chacun conserve sasituation sans song.ir à la modifier, de façon à être prêt à toute