LE SIÈGE D’ANVERS
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Churchill, à peine arrivé, offrit de prendre le commande-ment des forces britanniques qui opéraient à Anvers .Cette proposition ne fut pas agréée par le gouvernemntde Londres. Mais M. Churchill dit dans son livre qu’ila, par son action personnelle, retardé de cinq jours lachute d’Anvers . Peut-être a-t-il aussi retardé le départde l’armée belge dont la retraite vers l’Yser fut rendue,par là, plus difficile.
Quant à la brigade de fusiliers marins français qu’onavait un instant songé à pousser elle aussi jusqu’à Anvers ,elle fut arrêtée par le général Pau, à son passage à Gand .
Le général Rawlinson , qui commandait les forces an-glaises débarquées à Ostende et Zeebrugge (7 e divisionet 3 e division de cavalerie) installa son quartier généralà Bruges.
Le 11, l’armée belge dont la sortie avait été ralentiepar des hésitations et des contre-ordres, arriva dans lazone Ostende-Nieuport-Dixmude-Thourout. Sa retraiteavait été couverte par les troupes du général Rawlinson et la brigade des fusiliers marins français.
Ainsi, à l’aile gauche du front allié d’Occident, se trou-vaient maintenant réunies, en cette mi-octobre 1914, l’ar-mée belge, des troupes françaises, et la totalité des forcesexpéditionnaires britanniques. Cette situation nouvelle, quiprésentait en soi d’incontestables avantages, exigeait uneautorité qui dirigeât les efforts des forces alliées versun but commun.
En ce qui concerne le commandement anglais, s’il n’yavait rien de changé dans la forme de mes relations aveclui, j’ai dit que la victoire de la Marne avait créé entre lecommandant en chef anglais et moi une atmosphèrede confiance qui ne se démentit jamais. Je dirai plus loinquel service j’eus l’occasion de rendre au maréchal French,et comment son estime pour moi s’en accrut. En outre, legénéral Foch qui me représentait dans les Flandres sutpar son énergie, par son entrain communicatif, par sontact, par les relations personnelles qui l’unissaient aut. i. 30