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1 (1932)
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MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

sétendent jusquà la côte de la mer du Nord entre Ostende et les défenses avancées dAnvers , il serait important pourles deux marines alliées de participer à cette opération enprotégeant notre aile gauche, et en agissant avec descanons à longue portée sur laile droite allemande. Lecommandant des forces navales agirait donc en liaisonavec le général Foch par lentremise du gouverneur de Dun-kerque . »

Et M. Winston Churchill qui cite ce télégramme dansson ouvrage, la Crise mondiale , ajoute :

« Ce devoir fut immédiatement assuré par nous. »

Puis, aussitôt que cela me fut possible, je décidai dalleren personne auprès du roi Albert et de son armée. Lesservices rendus par les Belges à la cause commune etles dures épreuves quils venaient de supporter les ren-daient deux fois dignes de notre intérêt et de notre affec-tion.

Le 19 octobre, je fis une courte visite à Verdun au géné-ral Sarrail ; au retour, je marrêtai à Châlons auprès dugénéral de Langle, commandant la 4 e armée.

Le 20, dans la soirée, je partis en chemin de fer pourAmiens. Le 21 au matin, je trouvai à mon arrivée le gé-néral Foch qui mattendait. A son habitude, il était pleindentrain et de vie. Nous partîmes ensemble pour Cagny,quartier général de la 2° armée. Jeus un bref entretienavec le général de Castelnau dont les positions étaientmaintenant stabilisées. Je passai ensuite par Doullens, quartier général du général Foch et du groupe de divi-sions territoriales du général Brugère. A Saint-Pol jemarrêtai ensuite, je vis le général de Maudhuy à sonquartier général se trouvaient également le généraldUrbal qui venait^de prendre le commandement du groupe-pement du Nord, et le général Conneau. Je fis ensuite unecourte visite au maréchal French à son quartier généralde Saint-Omer (1). Enfin, par Dünkerque, jarrivai à

(1) En entrant à Saint-Omer, je croisai de magnifiques unités ducorps indien qui arrivait.