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s’étendent jusqu’à la côte de la mer du Nord entre Ostende et les défenses avancées d’Anvers , il serait important pourles deux marines alliées de participer à cette opération enprotégeant notre aile gauche, et en agissant avec descanons à longue portée sur l’aile droite allemande. Lecommandant des forces navales agirait donc en liaisonavec le général Foch par l’entremise du gouverneur de Dun-kerque . »
Et M. Winston Churchill qui cite ce télégramme dansson ouvrage, la Crise mondiale , ajoute :
« Ce devoir fut immédiatement assuré par nous. »
Puis, aussitôt que cela me fut possible, je décidai d’alleren personne auprès du roi Albert et de son armée. Lesservices rendus par les Belges à la cause commune etles dures épreuves qu’ils venaient de supporter les ren-daient deux fois dignes de notre intérêt et de notre affec-tion.
Le 19 octobre, je fis une courte visite à Verdun au géné-ral Sarrail ; au retour, je m’arrêtai à Châlons auprès dugénéral de Langle, commandant la 4 e armée.
Le 20, dans la soirée, je partis en chemin de fer pourAmiens. Le 21 au matin, je trouvai à mon arrivée le gé-néral Foch qui m’attendait. A son habitude, il était pleind’entrain et de vie. Nous partîmes ensemble pour Cagny,quartier général de la 2° armée. J’eus un bref entretienavec le général de Castelnau dont les positions étaientmaintenant stabilisées. Je passai ensuite par Doullens, quartier général du général Foch et du groupe de divi-sions territoriales du général Brugère. A Saint-Pol où jem’arrêtai ensuite, je vis le général de Maud’huy à sonquartier général où se trouvaient également le générald’Urbal qui venait^de prendre le commandement du groupe-pement du Nord, et le général Conneau. Je fis ensuite unecourte visite au maréchal French à son quartier généralde Saint-Omer (1). Enfin, par Dünkerque, j’arrivai à
(1) En entrant à Saint-Omer, je croisai de magnifiques unités ducorps indien qui arrivait.