Druckschrift 
1 (1932)
Entstehung
Seite
471
Einzelbild herunterladen
 

OFFENSIVE GÉNÉRALE

471

cavalerie parfaitement recrutées et encadrées, mais dontle rendement dans le combat à pied était faible, en raisonsurtout de leur armement (1), et des divisions territorialesparfois assez médiocrement encadrées.

Dautre part, à partir de la mi-octobre, les Allemandsprononcèrent successivement deux fortes attaques dansla région du Nord.

La première était dirigée par le prince de Wurtemberg,qui commandait auparavant la IV e armée en Champagne. Elle visait à forcer lYser et à mettre les Belges hors decause.

La seconde, plus puissante, fut menée par le kronprinzde Bavière, qui avait jusque- commandé la VI e armée enLorraine.

Ce fut, en somme, une immense bataille de rencontre, quise déroula avec des alternatives diverses, dans une régionplate, basse, boueuse, sous une pluie continuelle, et quiexigea des troupes engagées une extraordinaire énergieet une inlassable constance.

La bataille de lYser atteignit son point culminant le26 octobre.

Les jours précédents, larmée belge avait eu des fléchisse-ments qui sétaient accentués le 25 ; lennemi avait com-mencé de franchir lYser en plusieurs points. Heureusement,la 42 e division sétait maintenue à Lombaertzyde.

Mais le 26, nos alliés perdirent un moment la ligne duchemin de fer sur laquelle ils sétaient retirés. La 42 e divi-sion renforcée par deux régiments de cavalerie, et lesfusiliers marins appuyés par deux bataillons sénégalais, secramponnaient à leurs positions.

De son côté, Grossetti faisait savoir quil tenait soli-dement ses positions, et quil serait le soir sur la voieferrée, quoi quil arrive. Il tint parole. Lhistoire a déjàimmortalisé Grossetti assis sur une chaise, au milieu dun

(1) Il faut se rappeler en particulier que la cavalerie navaitpoint de baïonnette. Certains régiments de dragons emportaientleurs lances dans les tranchées.