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1 (1932)
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RUSSES ET SERBES

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Quant aux Allemands, ils paraissaient eux aussi en pleineretraite à louest de Varsovie. Ces nouvelles me donnaientde lespoir, car jétais en droit de penser que la pressionrusse saccentuant, les Allemands seraient obligés denvoyerdes forces sur leur théâtre oriental dopérations, ce quifaciliterait ma propre tâche. Mais le 17, les Allemands an-noncèrent par radio une grande victoire sur les Russes.Et ces nouvelles contradictoires affolaient le pauvre co-lonel Ignatief, agent de liaison du G. Q. G. russe auprèsde moi. Quand les renseignements se précisèrent, cet échecparut localisé à la région de Thorn ; en Prusse orientaleet dans les Carpathes , nos alliés continuaient de progresser.De ces fluctuations de la bataille, il ressortait surtout queles Russes ne possédaient, ni en cadres, ni en armement,des moyens suffisants pour tenir tête aux Allemands, maisils avaient une supériorité manifeste, tant matérielle quemorale, sur les Austro-Hongrois qui, en trois mois, venaientdajouter une assez longue suite à la liste déjà longue desdéfaites essuyées au cours de lhistoire par les armées dela double monarchie.

En ce qui concernait les Serbes, après une victoire rem-portée en août dans la zone montagneuse du Tser, quiavait dun seul coup libéré leur territoire, ils avaient vuune nouvelle armée austro-hongroise pénétrer chez euxen septembre. Voyant leur dispositif sur le point dêtredébordé, le prince royal Alexandre et le voïvode Putnickavaient, au début de novembre, marqué un recul straté-gique. Larmée serbe souffrait du manque darmes et demunitions. Du matériel lui arriva, envoyé par nous. Etdans les premiers jours de décembre léclatante victoiredu Roudnik mettait à nouveau en déroute larmée autri-chienne libérant pour la deuxième fois le territoire de nosalliés.

Dans le même temps, un nouveau belligérant entraiten jeu. Au début de novembre, les Alliés avaient déclaréla guerre à la Turquie dont la politique cauteleuse avait su,pendant trois mois, faire illusion à notre diplomatie. Cétait un événement important, non pas que les Ottomans