MATÉRIEL D’ARTILLERIE
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que le programme de fabrication de 120 de ces matérielsétabli en temps de paix, mais dont l’exécution avait étéinterrompue à la mobilisation, fût réalisé.
Dès le 19 août 1914, le ministre m’avait fait connaîtrequ’il avait pris les mesures nécessaires pour organisercomme matériel de siège 6 batteries à 4 pièces de 270 decôte.
Le 21 septembre, il m’annonçait l’envoi aux arméesde 12 canons de 16 centimètres et de 12 canons de 14 cen-timètres (1). Le 3 octobre je lui écrivis pour lui signaler l’in-térêt d’utiliser les matériels de 240 et de 274 de côte survoie ferrée. Le ministre me répondit le 12 en acceptant defaire étudier l’organisation du canon de 240 T. R.
Le 14, tout en demandant l’augmentation de matérield’artillerie lourde, j’insistai sur la nécessité d’organiser,dans le plus bref délai possible, des calibres plus puissantsempruntés à l’artillerie navale ou de côte ou en construc-tion dans l’industrie privée. Le 24, le ministre me réponditque des études étaient entreprises en vue d’utiliser d’unepart le matériel de côte de gros calibre (24 centimètres,27 centimètres, 305 millimètres) et d’autre part les 240 mil-limètres sur voie ferrée.
Le lendemain, je précisais mes demandes (2) ; je pro-posais l’organisation :
1° D’une artillerie de campagne ou de siège pouvanttirer à 12 kilomètres au moins un obus contenant unecharge notable de mélinite (19 centimètres et 240 T. R.) ;
2° D’une artillerie à grande puissance et à grande portéedestinée à la destruction du matériel de très gros calibreallemand (274 et 305) ;
3° D’une artillerie à très grande puissance et à grandeportée pour l’attaque des fortifications cuirassées et bé-tonnées.
Et le 18 novembre, je demandais la mise en commandedès que l’état d’avancement des études le permettrait,
(1) Pièces de bord organisées pour le tir à terre.
(2) Lettre du 25 octobre 1914, n° 5506.