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2 (1932)
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28 MÉMOIRES DU MARÉCHAL JOFFRE

détails techniques, exigeait de longs délais, car la fabrica-tion des fusées est une des plus délicates qui soient.

B) Munitions d'artillerie lourde. U y avait, au2 août 1914, tant dans les équipages de siège que dansles places :

800 000 projectiles de 90 dont 60 000 explosifs

655 000

95 -

240 000

1 000 000

120 -

460 000

1 490 000

155 -

930 000

212 000

220

27 000

270

On navait prévu, comme production dobus de groscalibre pendant la guerre, que celle de 465 projectilesexplosifs par jour pour alimenter les canons de 155 C. T. R.

Mais il apparut bientôt que les approvisionnements exis-tants ne suffiraient pas à donner satisfaction aux besoinsdes armées. Les premières commandes passées par la troi-sième direction portèrent exclusivement sur des projectilesen fonte ; tout lacier disponible était absorbé par les com-mandes plus urgentes de munitions de 75. Quant à latimidité de ces commandes, elle sexpliquait par les résis-tances des fondeurs à rallumer leurs fours tous éteints de-puis la mobilisation, en raison des difficultés à se procurerla main-dœuvre et les matières premières indispensables.

Le 10 décembre 1914, faisant état de ces commandes,jindiquai au ministre (1) lordre durgence à suivre pouren assurer lexécution. Jinsistai sur la nécessité dentre-prendre au plus tôt la production de projectiles de 105 enacier, pour laquelle il nexistait aucun stock, et de trans-former, dans toute la mesure du possible, les marchés de« projectiles en fonte » en marchés de « projectiles en fonteaciérée », dun rendement très supérieur. Jindiquai éga-lement que les chiffres de commandes, fixés comme jeviens de le dire dans lincertitude on se trouvait sur

(1) Lettre n° 2232 du 10 décembre 1914.