LES OPÉRATIONS EN 1915
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prises par la l re armée en Woëvre, et par la 3 e dans larégion de Vauquois.
En ce qui concerne l’Argonne, la prise de commandementdu général Sarrail et l’entrée en ligne du 32 e corps, un desmeilleurs de l’armée française, ne modifièrent pas la si-tuation à notre avantage : le 8 et le 29 janvier, le 10 etle 16 février, l’ennemi lançait des attaques qui, chaque fois,nous faisaient perdre du terrain. Le 17 février, le comman-dant de la 3 e armée lançait, à son tour, une attaque dontl’observatoire de Vauquois était l’objectif : elle échoua.
De son côté, la l re armée menait une série de petitesactions locales au Bois Brûlé, au Bois le Prêtre, et auxÊparges. Ces actions étaient destinées à détourner l’atten-tion de l’ennemi du front de Champagne ; elles avaientaussi pour but de préparer l’opération de plus grandeenvergure que j’avais envisagée dans mes instructions du21 janvier et qui devait avoir la Woëvre pour théâtre.
Le 18 mars, le jour même où s’arrêtèrent les attaques dela 4 e armée en Champagne , je confirmai au général Dubailma décision d’entreprendre au plus tôt et avec tous lesmoyens dont il pourrait disposer cette attaque qui allaitviser à réduire le saillant de Saint-Mihiel.
Le projet établi par le général Dubail comportait unedouble attaque simultanée sur les deux faces de ce saillant,l’une suivant la direction Verdun-la-Cbaussée, l’autre surl’axe Toul -Thiaucourt. Je mis à la disposition du généralDubail pour cette offensive :
Lcs i-, 2 e et 12e corps d’armée j à tir du p* avril .
Le 1 er corps de cavalerie /
Le 17 e corps d’armée | à partir du 8 avril.
Comme artillerie lourde, la l re armée reçut 360 piècesallant du 95 au 220. L’artillerie de campagne comptaitplus de 900 pièces de 75 et 100 pièces de 90, sans parlerde nombreuses pièces d’artillerie de tranchée. Ces derniersengins venaient, il est vrai, de sortir à peine des usines ; ilsétaient peu connus du personnel appelé à les servir, et ilsne furent que d’un médiocre rendement.
T. II.
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