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2 (1932)
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LA COALITION EN ORIENT

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ACTION DE LA COALITION EN ORIENT

Au début de décembre 1915, la situation en Orientse présentait sous laspect le moins engageant : larméedOrient reculait sur Salonique aucune position nétaitencore organisée pour la recevoir ; larmée serbe, rejetéedans la partie montagneuse , y entamait la plus pénibledes retraites ; le corps expéditionnaire des Dardanelles demeurait accroché sans espoir sur ses dangereuses po-sitions de Gallipoli; la Grèce manifestait une attitude deplus en plus suspecte et elle avait émis la prétention dedésarmer nos soldats revenant de Serbie à leur passageà la frontière grecque ; elle sopposait en outre, plus oumoins ouvertement, à la fortification de la région deSalonique ; la Roumanie avait opposé une fin de non-re-cevoir absolue aux suggestions russes de livrer passageà des forces russes, soit par son territoire, soit par leDanube .

Dailleurs, au point de vue de la ligne de conduite àtenir en Orient, laccord nexistait pas entre les puis-sances de lEntente, et les conférents de Chantilly nétaientpas parvenus à se mettre daccord.

Il fallait de toute nécessité chercher à ordonner, dansun sens conforme aux intérêts de la coalition, les incohé-rentes tentatives qui avaient jusquà ce jour caracté-risé la politique de lEntente en Orient ; les gouverne-ments russe et italien étaient daccord avec nous sur cepoint.

Il fallait dabord obtenir une décision de principe quantau maintien de nos forces à Salonique .

Dans la personne de M. Briand, qui succédait à la findoctobre 1915 à M. Yiviani dans la présidence du Conseildes ministres, laction à Salonique allait trouver un dé-fenseur ardent : en effet, il ne cessait de la préconiserdepuis le début de 1915. Par contre, depuis toujours,M. Clemenceau était, au Parlement aussi bien que dans