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2 (1932)
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MON DÉPART

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des ministres touchant les attributions du nouveau mi-nistre. Après réflexion, je décidai dattendre les résultatsde lentretien que je devais avoir le lendemain matin avecle président du Conseil. Et je contremandai le départ de monétat-major pour Neuilly , qui était fixé au lendemain matin.

Le 24 au matin, les journaux mapportèrent le résultatdu Conseil des ministres de la veille au soir, auquel legénéral Lyautey avait assisté.

« Il a été décidé, disait le communiqué de la presse, quetoutes les questions concernant la préparation et lentretiende la guerre seraient instruites et rapportées sous la directiondu ministre de la Guerre, qui est chargé de notifier aux mi-nistres intéressés et aux généraux en chef les décisions priseset dassurer la coordination nécessaire à leur exécution. »

Ce texte était suffisamment clair pour me montrer quàlinverse de ce que mavait dit le colonel Pénelon, larrivéedu général Lyautey ne modifiait en rien la situation.

Je me rendis donc à Paris pour y voir un de mes amispersonnels très au courant des milieux gouvernementauxet politiques, M. Maurice Sarraut, pour prendre son avis.Il me conseilla de poser au gouvernement au sujet de masituation des conditions très nettes et très fermes. Au cas mes propositions ne seraient pas agréées, son avisétait conforme au mien : ne pas accepter une situationamoindrie et démissionner.

En rentrant à Chantilly jappris que le général Lyauteyavait fait téléphoner que, ministre de la veille au soir,il aurait voulu se rendre dans la journée même au grandquartier général, mais que, retenu à Paris, il était obligéde remettre sa visite au lendemain 15 h. 30. Je fis ré-pondre que, devant aller moi-même à Paris le 25 poury voir M. Briand, il était inutile que le ministre se déran-geât, que je me rendrais moi-même au ministère à lheurequil avait indiquée pour sa visite à Chantilly.

Le 25 à 9 h. 30, jarrivai au ministère de la Justicelogeait M. Briand. Je le trouvai malade à la suite du sur-menage des jours précédents : il sexcusa dêtre encore dansson lit pour me recevoir.