LES MUNITIONS
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la durée de l’amorçage des grenades Fl, trouvée trop courtepar les armées (5 à 6" au lieu de 4 à 5").
En août je demandai, pour uniformiser les types, à cequ’on ne maintînt en fabrication que les grenades mo-dèle 1915 Fl et PI, à ce qu’on réduisît la fabrication des gre-nades modèle 1914 au nombre des engins nécessaires pourêtre lancés par des lance-grenades, et à ce qu’on constituâtune réserve de 1 500 000 grenades. La grenade Feuillettedonnait de bons résultats ; je demandai à ce qu’on enpoursuivit la fabrication à raison de 30 000 par semaine.Puis, en octobre (1), je demandai la mise en fabricationde la grenade « offensive » en tôle du type présenté parla S. T. G. à raison de 2 000 par jour.
Les études se poursuivaient avec succès : les amorçagesse simplifiaient, donnant en même temps plus de sécuritéau soldat ; les engins étaient mieux protégés contre l’humi-dité que les premiers types employés.
Au début de janvier 1916, j’appris qu’une grenade nou-velle, dite Viven-Bessières, lancée par le fusil était à l’étude.A une demande que je lui adressai à ce sujet (2), le ministreme répondit en me faisant connaître que cet engin nouveauétait au point. Je demandai aussitôt (3) la mise en com-mande de 50 000 dispositifs Viven-Bessières et de 5 000 000de grenades Viven-Bessières.
En avril (4), j’acceptai une proposition du ministre (5)visant à faire exécuter à la 4 e armée des essais comparatifsdes grenades des divers types (à main ou à fusil) dans lebut de déterminer ceux de ces engins qu’il conviendraitde retenir.
Les essais furent exécutés les 2, 3 et 4 mai 1916. Ilsdonnèrent lieu aux conclusions suivantes :
1° Ne maintenir en service que deux types de grenadesà main ; un pétard offensif fusant et une grenade fusante,
(1) Lettre n° 1466 du 3 octobre 1915.
(2) Lettre n° 17821 du 9 janvier 1916.
(3) Lettre n e 8838 du 16 janvier 1916.
(4) Lettre n° 14146 du 21 avril 1916.
(5) Décision ministérielle n° 57779-2/3 du 19 avril 1916.