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2 (1932)
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LA. BATAILLE DE VERDUN

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bordonnait le général Herr au général Pétain pour luifournir tous les renseignements qui lui étaient nécessaires ;quant à létat-major de la région fortifiée de Verdun, ildevait être employé progressivement à renforcer les états-majors des corps darmée nouvellement arrivés dans lazone de bataille.

Ce délicat problème recevait ainsi une heureuse solu-tion qui devait sauver Verdun ! Encore une fois, la sta-bilité du front allait dépendre, en grande partie, de la fer-meté du commandement. Aussi, lorsque dans la soiréedu 26, jappris que la division Bonneval qui tenait les côtesde Talou et du Poivre, sétant crue menacée dun mouve-ment tournant sur sa droite, sétait repliée sur Froide-Terre, je crus nécessaire de rappeler à tous la nécessité,dans les conditions actuelles, dobserver avec la plusextrême rigueur lordre donné de résister sur la rive droitede la Meuse au nord de Verdun . Je prescrivis de traduireen conseil de guerre tout chef qui donnerait un ordre deretraite. Déjà le 22, le général Bapst avait fait évacuerBrabant dans des conditions assez discutables ; aujourdhui,le général de Bonneval la côte du Poivre ; il fallait prendredes mesures urgentes ; je prescrivis au général de Castelnaude faire une enquête ; cet ordre se croisa dailleurs avecune lettre de lui il me proposait de son côté de faire passerle général de Bonneval en conseil de guerre (1).

Le repli de nos troupes de Woëvre sur les Hauts deMeuse , décidé le 24 parle général de Langle, sétait exécutéen bon ordre ; le 25 au soir, le fort de Douaumont avait étéenlevé par surprise, mais le 26, on avait limpression quelennemi renonçait à progresser par le bord même de laMeuse , en raison des flanquements puissants et efficacesréalisés de la rive gauche ; dailleurs, la situation matérielleet morale saffirmait comme bien meilleure, et le soir, legénéral de Castelnau mécrivait que si nous pouvionsgagner deux ou trois jours qui permettraient au général

(1) A la suite de lenquête faite, les généraux Bapst et de Bonnevalfurent relevés de leur commandement.