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2 (1932)
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LA BATAILLE DE VERDUN

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ceux qui navaient pas encore été à Verdun et ne com-prennent pas de recrues de la classe 16 susceptibles de selaisser impressionner par le bombardement. En outre, sousdivers prétextes, il mettait un temps fort long à me rendreles unités retirées du front, afin daugmenter la quantitéde celles quil gardait à sa disposition, trouvant toujoursinsuffisants les moyens que jentendais consacrer à la2 e armée. Il ne libérait les états-majors quavec des retardstrès importants (1).

Il savait cependant que mes exigences avaient pourbut une reconstitution rapide des grandes unités en vuede leur réemploi ultérieur. Il nignorait pas que je cherchais,tout en alimentant la bataille de Verdun, à réserver leplus dunités possible pour loffensive de la Somme ; enfin,étant donné les moyens dartillerie dont disposait alorsla 2 e armée, il semblait bien qu'une défense agressiveserait non seulement fructueuse, mais même plus écono-mique que la seule défensive passive. En mettant à sadisposition le 9 e corps darmée, dernière troupe disponiblenayant pas pris part à la bataille de Verdun , javertisle général Pétain quil ne devrait plus compter que sur lui-même ou sur des troupes ayant déjà combattu; en facede lui, certains corps allemands dailleurs montaient auxattaques pour la troisième fois 1

Le commandant de la 2° armée était doué de très grandesqualités militaires qui lont, au cours de la guerre et enparticulier au début de la bataille de Verdun , justementmis en relief.

Cest par une amélioration constante de lorganisationdu commandement, par un sens tactique très aigu, unperfectionnement sans cesse renouvelé des procédés dedéfense, que Verdun a été sauvé, et cest le général Pé-tain qui a été véritablement lâme de tous ces progrès.On ne devra jamais oublier que par létude incessantedes procédés de combat ennemis, il a fait réaliser à notre

(1) Cest ainsi que les embarquements du 13 e corps darmée, remisà ma disposition, durèrent du 25 mars au 6 avril 1916.