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2 (1932)
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339
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larmée dorient 339

franco-russes-serbes, et de façon à aider le développement decelles-ci.

Je lui ai recommandé de sattacher à ce que des tracesécrites plus nombreuses restassent à lappui de ses actes mili-taires. Je crois que ce résultat ne peut être atteint quavec unchef détat-major de première valeur, assez tenace pour setenir toujours renseigné, et doué dassez de tact pour conservertoujours la confiance de son chef. Nous examinerons cettequestion dès mon retour à Paris .

Je crois que, dans ces conditions, général Sarrail est par-faitement apte à assurer la préparation et lexécution du plandopérations que jai exposé dans mon télégramme n° 21.

Jajoute que les témoignages des colonels Douchy, Jacquemotet Topart, que vous avez signalés pour être interrogés, sontnettement favorables à général Sarrail.

Au point de vue politique, général Sarrail fait ce quil peutpour conformer son attitude à celle du gouvernement, mais lasituation complexe et mal définie rend sa tâche difficile, commedailleurs la nôtre ; de plus, il se trouve au milieu du mouve-ment national dont les chefs proclament constamment leurfidélité aux alliés et leur reconnaissance pour la France . Poursortir de cette situation, il faut créer la zone neutre dont jevous ai parlé dans mon télégramme n° 20. On pourra alorsdicter à général Sarrail une ligne de conduite très nette, et jesuis convaincu quil sy conformera.

Au point de vue des états-majors alliés, je me suis entretenude la question, discrètement mais nettement, avec le princeAlexandre et avec tous les commandants des forces alliées, etmes officiers ont, dautre part, recueilli des impressions auprèsdes divers états-majors. Jai constaté lappui le plus sympa-thique du prince Alexandre, une franche cordialité avec lescommandants italiens, serbes, russes, un peu de réserve, maisaucune attaque de la part du général Milne.

Le commandement dune telle armée est délicat; généralSarrail opère surtout verbalement et apporte dans ses conver-sations une sorte de brusquerie qui nest exempte ni debonhomie, ni de patience, ni dhabileté.

Gomme conclusion, si vraiment au point de vue diplomatiquenos alliés subordonnaient leffort que nous leur demandonsà un changement de général en chef, la personnalité dugénéral Sarrail devrait seffacer devant lintérêt primordial dela cause, mais je dois déclarer que ce serait profondément