MES RELATIONS AVEC LA POLITIQUE 419
théâtres d’opérations dans les conditions prévues par le décretdu 2 décembre 1915.
ARTICLE III
Il est chargé de coordonner les opérations des armées fran-çaises avec celles des armées alliées, en conformité des décisionsgénérales prises par le Comité de guerre.
A ce titre, il établit toutes relations utiles avec les comman-dants en chef des armées alliées.
ARTICLE IV
En ce qui concerne l’application de l’article 3, titre I er ,du décret du 2 décembre 1913, sur le service des armées encampagne, les affectations aux commandants des Groupesd’armées et des Armées lui sont soumises par les commandantsen chef des divers théâtres d’opérations.
Le 14 décembre dans la matinée, je fis demander par legénéral Pellé à l’amiral Schwerer, chef du cabinet de l’amiralLacaze, ministre de la Guerre par intérim, si je pourrais êtrereçu dans l’après-midi par le ministre. Je chargeai en mêmetemps le colonel Pénelon d’aller à l’Ëlysée demander auprésident de la République de me recevoir également dansla journée. Il fut convenu que je verrais le ministre à14 heures 30 et que je serais reçu par le président à 15 heures.
Le ministre écouta très attentivement la note et leprojet de circulaire que j’avais fait rédiger et que j’avaisemportés avec moi. Il me promit d’étudier la questionque je venais de lui soumettre et de la faire régler sansdélai par le gouvernement.
M. Poincaré me reçut à son tour; à lui aussi j’exposaila question du règlement des attributions du commandanten chef des armées françaises dont j’avais fait le projet.Je lui fis également observer que la solution à laquelle legouvernement paraissait se rallier, de la direction de laguerre confiée au ministre de la Guerre, présentait d'in-contestables inconvénients. « Si on peut admettre pour cerôle, lui dis-je, un homme comme le général Lyautey,pouvez-vous croire que l’amiral Lacaze, qui est ministre