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L.-H. LABANDE
Bullet. du bibliophile, 1898, p. 171 ; Les origines de l’impr. à Auch, 1894, extr. de la Revue de Gascogne,p. 12), Edgar Bourloton (A proposde l’orig. de l’impr. à Poitiers, 1897, extr. de la Revue du Bas-Poitou).
106. Voir la très judicieuse remarque de M. de La Bouralière (Chapitre rétrosp., p. xvi), à propos de la pré-sence d’un romain, qui permet de classer très sûrement un certain nombre de premières éditions.Mlle. Pellechet a reconnu aussi une imitation des caractères de Sensenschmidt (Alphabets des impr. duXVe siècle, dans la Revue des Biblioth., 1895, p. 1). De plus, il y a un rapprochement à faire, quoi qu’enaie dit M. Claudin, avec les types de Jenson à Venise et de Jacques Le Rouge à Pignerol .
107. On a pris, je crois, trop à la lettre l’épithète d ’illustrissimus donnée par l’imprimeur à son comman-ditaire. Elle était de style courant à cette époque pour un obligé parlant de son bienfaiteur et s’ap-pliquerait aussi bien aux chanoines Jean de Brossa, Pierre de Sacierge et Jean de Conzay.
108. Il faut reconnaître en effet, que si plusieurs imprimeurs se sont succédé dans l’atelier poitevin, ils seservirent les uns et les autres des mêmes types ; ensuite il n’est pas prouvé que Sauveteau et son com-pagnon imprimèrent le Bréviaire d’Auch avec ces caractères, puisqu’on n’en connaît pas d’exemplaire.
109. S’il faut admettre avec M. de La Bouralière que la marque dite au grand M employée par Bouyer, aveccertaines modifications, dans la Logica vêtus de 1491, s’il faut admettre, dis-je, que cette marque aété empruntée aux frères de Marnef (et il y a bien des raisons de le croire), on aurait là une nouvellepreuve des rapports entre les éditeurs parisiens et les imprimeurs poitevins.
110. Cf. L. Delisle, Essai sur l’impr. et la libr. à Caen de 1480 à 1550, 1891 (extr. du t. XV du Bulletin dela Soc. des Antiq. de Normandie).
111. On a prétendu pendant longtemps, en se basant sur des documents qui ont été reconnus faux, quel’introduction de l’imprimerie à Rouen était due à la famille des Lallemand. Cf. sur les ateliers rouen -nais, E. Frère, De l’impr. et de la libr. à Rouen, 1843 ; Des livres de liturgie des églises d’Angleterre impr.àRouen, 1867; E.Gosselin, Glaneshistor.normandes, 1869(extr.de la Revue de Normandie), p. 53-175;Ch. de Beaurepaire, Recherches sur l’introd. de l’impr. à Rouen, dans les Mém. de l’Acad, de Rouen , 1879.
112. Dès 1468, on trouva à Rouen des imprimés (Ch. de Beaurepaire, p. 471); en 1483, les libraires de laville remettaient aux chanoines une supplique contre ceux qui en vendaient (E. Frère, De l’impr.,p. 5); ces derniers furent relégués en 1488 près du portail nord de la cathédrale. Ces imprimés de-vaient venir surtout de Paris : en 1483, Jean Dupré donnait la première édition du Grand Coutumierde Normandie (cf. Thierry-Poux, No. 134).
113. Une autre édition des Chroniques, avec un texte plus moderne, parut à Rouen , le 14 mai 1487; elleétait signée à la fin N D H, qu’on a traduit par Noël de Harsy. Il faut observer que les caractères sontles mêmes que dans l’édition de Guillaume Le Talleur et que Noël de Harsy, dont on trouve encorele nom sur plusieurs volumes (Hain, No. 7064 et 12053), semble avoir été plutôt libraire.
114. Proctor, No. 8766. Trois ans et demi plus tard, il était mort (Gosselin, p. 59).
115. Ch. de Beaurepaire, p. 497 et 498.
116. Cf. Thierry-Poux, No. 129. M. Ch. de Beaurepaire (p. 497, note) prétend que Gaillard et Jean LeBourgeois n’étaient qu’une même personne, mais son raisonnement ne tient pas devant la souscrip-tion que je viens de rapporter: Gaillard était évidemment un libraire et Jean un typographe (cf. Gosse-lin, p. 59).
117. Il travailla aussi pour les libraires Robert Macé et Pierre Régnault, de Rouen et de Caen (Hain, No.3831, 6758 et 11284; Pellechet, No. 1445; Proctor, No. 8772). A signaler parmi ses labeurs le Bré-viaire de Rouen du 28 septembre 1492, le Bréviaire et le Missel de Coutances de 1499.
118. Taillepied, Antiquitez et singularitez de la ville de Rouen ; E. Frère, De l’impr., p. 1 à 3. — La publi-cation de M. de Beaurepaire a eu pour but de démontrer la fausseté de cette légende.
119. Son édition des Coutumes de Bretagne , du 10 janvier 1493, a fait croire à quelques bibliographes qu’ilavait exercé avant 1490: il avait copié en effet l’édition donnée précédemment à Rennes par PierreBellesculée et Josses et il en avait servilement reproduit la souscription avec la date de 1485.
120. Il imprima au XV e siècle des livres liturgiques pour les églises du Mans, de Rouen , de Séez, d’Évreux,de Salisbury, etc. Cf. le catalogue de ses ouvrages dans E. Frère, De l’impr., p. 47; pour les éditionsdu Missale Sarum, cf. E. Frère, Des livres de liturgie, p. 21.
121. Fils du graveur Jean Le Forestier (Gosselin, p. 62 et 63). Guillaume Le Forestier, dont le nom se lità la fin d’un Coutumier de Normandie (Hain, No. 5790), et le libraire Jean Le Forestier, pour lequelMorin imprima le Manuel de l’église de Rouen (Hain, No. 10722), étaient probablement de la même famille.