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L.-H. LABANDE
54. Voici le colophon de ce volume, dont un exemplaire est au Musée Dobrée, à Nantes : «Imprimé aParis , l’an mil quatre cens quatre vingz et XIIII. le second jour de may, pour et ou nom de maistreGuillaume Prévost, demourant a Paris , en la rue de Sarbonne, a l’enseigne du Soleil d’or.“ J’ajouteraique les caractères appartiennent bien à l’atelier de Gering.
55. Expositio C. Augustini de sermone Domini in monte (Pellechet, No. 1506.) — Du 9 décembre suivantest leur beau Psautier de Paris signalé par Brunet, t. IV, col. 941.
56. Remarquer que le prototypographed’Audenarde et de Gand, en 1480 et 1483, s’appellait Arendt de Keysere.
57. Ce Jean Stol, ancien étudiant de l’Université de Bâle et peut-être de l’Université d’Erfurt (Renouard,p. 346), n’aurait-il pas quelque rapport avec le chanoine Jean Stol, licencié en droit canon, qui fit à Spirela révision du Dominique de San Geminiano, imprimé par Pierre Drach (Hain, No. 7530)?
58. M. Claudin (Origines et débuts de l’imprimerie à Poitiers, p. 67, note), prétend qu’ils succédèrent àGaspard (Allemand) et Russangis (Parisien), dont on lit les noms à la fin de la Rhétorique latine deGuillaume Tardif ( Hain, No. 15241):
«Vivant autores operis féliciter istiGaspar, Russangis. Tardive, vive magis."
(Ces deux vers se retrouvent à la fin du Polyhistor de Solinus, Hain, No. 14876, mais le mot Gasparest remplacé par isti). Tout d’abord, cette Rhétorique n’est pas imprimée avec les caractères de Keysereet Stol, mais avec ceux du Soufflet vert. Gaspard et Russangis (ou Gaspard Russangis, d’après Proctorqui ne voit là qu’une seule personne) ne pourraient donc avoir été qu’au Soufflet vert. Il reste ensuiteà démontrer qu’ils furent imprimeurs : c’est ce qu’on n’a pas encore fait.
59. Beaucoup de leurs ouvrages sont sans date; quelques-uns sont imprimés avec des caractères plus
neufs que le Manipulus. Ils pourraient donc être de 1473. 60. Proctor, No. 7894.
61. Cf. Pellechet, Catal. des incun. des Biblioth. de Lyon , No. 405, avec attribution à Keysere. Keysereavait déjà contrefait Veldener.
62. C’est M. Desvernay, bibliothécaire de Lyon , qui a reconnu dans cette contrefaçon les mêmes carac-tères exactement qui ont servi pour la Pragmatica sanctio de 1498 (No. 497 de Lyon ).
63. Pour les différences, cf. Proctor, p. 566.
64. Cette enseigne est marquée, peut-être pour la première fois, le 25 mai 1476 (Castan, Catal. des incun.de la Bibl. de Besançon , No. 520).
65. Leurs noms sont mentionnés à la fin du Vocabularius terminorum utriusque juris, du 31 octobre 1476.
66. Cf. Pellechet, No. 1750, 1751. 67. Proctor, p. 567.
68. Monceaux, Les Le Rouge de Chablis, t. I, p. 125.
69. Ce nom serait, il me semble, plutôt flamand.
70. Le Missel de Verdun du 28 novembre 1481 et le Missel romain du 4 décembre suivant ne portaient plusque le nom de Dupré. — A propos du Missel de Verdun, M. Monceaux (op. cit., t. II, p. 270) s’est fondé surce fait que le Missel de Toul , imprimé par Pierre Le Rouge en 1492, reproduit ses trois grandes planches,pour prétendre que Pierre Le Rouge a remplacé Désiré Huym comme graveur dans l’atelier de Dupré.
71. Les églises de Paris, Verdun, Limoges, Amiens, Châlons-sur-Marne, Angers, Nevers, Troyes, Langres ,Rouen, Meaux, Besançon , Die, etc. lui durent des missels, bréviaires ou livres d’heures.
72. Ce qui a fait dire à M. A. Claudin (Les imprimeries particulières en France au XV« siècle, extrait duvol. VIII de la Typologie-Tucker, p. 12) que Dupré avait fait son apprentissage à Venise chez NicolasJenson et Jacques Le Rouge. Cela n’est rien moins que prouvé.
73. Elle a été reproduite par M. Castan, dans son Catal. des incun. de la Biblioth. de Besançon , p. 98.
74. Cf. Proctor, p. 603. — Dupré eut aussi pour collaborateurs Guillaume Le Caron et Jean Belin en 1489,1490 et 1492.
75. M. Proctor s’est trompé (p. 569) pour les dates où il se trouvait à ces adresses. — Caillaut édita aussides Heures illustrées avec bordures gravées sur cuivre.
76. Son premier ouvrage daté connu est du 23 octobre 1483.
77. Il travaillait pour les libraires Antoine Vérard, Jean Petit, Denis Roce, Geoffroy Marnef, etc.
78. Ses presses fonctionnèrent dès 1485. Il eut comme collaborateurs Jean Alissot, Raoul Cousturier etJean Hardouyn.
79. Cf. H. Monceaux, op. cit., t. I, p. 121 et suiv. — Son premier ouvrage daté est du 27 février 1488 (n.st.).Il est vrai, que selon M. Monceaux, il aurait travaillé à Paris dès 1479 et qu’il faudrait lui attribuer beau-