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L.-H. LABANDE
147. Cf. H. Baudrier, Une visite à la Bibl. de l’Université de Bâle , p. 8; Rondot, p. 30, note 3.
148. Rondot, p. 61. — C’est encore à Lyon que les Koberger de Nuremberg établirent le centre de leursaffaires en France: cf. O. Hase, Die Koberger, p. 284.
149. On a prétendu, mais sans en donner de preuves, que des typographes ambulants avaient imprimé àLyon avant cette date; peut-être .pourrait-on attribuer à une époque un peu antérieure les quelquesrares éditions dont les caractères paraissent être plus neufs que le premier ouvrage daté. (Cf. Ron-dot, p. 59 à 61.)
150. Cf. la table des imprimeurs de Lyon dressée par M. Rondot, p. 239. Voir aussi p. 54.
151. Cf. la curieuse délibération municipale du l« r janvier 1493, citée par A. Péricaud, 2e partie, p. 42.
152. Les graveurs et fondeurs de caractères (ces derniers se consacrèrent uniquement à cette industrie àLyon un peu plus tôt qu’ailleurs) contribuèrent aussi beaucoup à particulariser les produits des presseslyonnaises.
153. C’est à Lyon que parut le premier livre français daté: c’est une traduction de la Légende dorée, im-primée le 8 avril 1496 par Guillaume Le Roy (A. Péricaud, Ire partie, p. 7; Pellechet, Catal. des incun.des Bibl. de Lyon , No. 612); mais on croit que l’Exposition de la Bible par J. Macho, sortie de la mêmepresse, lui est antérieure, peut-être de trois ans (cf. Rondot, p. 64).
154. M. Rondot a imaginé toute une hypothèse de privilège d’exemption accordé par Louis XI aux premiersimprimeurs lyonnais , pour expliquer l’absence de leurs noms sur les registres d’impositions (p. 74 etsuiv.). Il aurait dû plutôt songer à leur pauvreté (cf. p. 97 à 100 de son ouvrage) et émettre la même hypo-thèse que pour les graveurs, dont les noms ne se trouvent pas non plus sur les fameux registres (p. 112).
155. Cf. Rondot, p. 88 et suiv., p. 134 à 137, etc. Bien qu’il ait signé de son nom et en prenant la qualitéd’imprimeur plusieurs ouvrages (cf. idem, p. 136), il n’exerça jamais lui-même.
156. Cf. Rondot, p. 28 et suiv., 62 et suiv., 97, 138 et suiv.
157. Pellechet, Alphabets des impr. du XV e siècle (loc. cit), p. 5; Quelques alphabetsd’impr. au XVe siècledans la Revue des Biblioth., 1896, p. 134.
158. Thierry-Poux, pl. xvm, 1 et 2.
159. Cf. Proctor, p. 613. Cet usage de caractères vénitiens a fait faussement croire à un auteur récent(P. Bergmans, Les impr. belges à l’étranger, 1897, p. 38) que Le Roy avait fait le voyage de Veniseet imprimé dans cette ville en 1477.
160. Le premier ouvrage daté est le Lotharii compendium breve (Thierry-Poux, No. 60), qui fut imprimépar l’ordre et aux frais de Barthélemy Buyer, le 17 septembre 1473. Une de ses premières éditionsfut aussi très probablement un traité versifié contre „l’épidémie“, qui sévissait constamment dans larégion du Sud-Est. Ce livre, aujourd’hui à la Biblioth. de Marseille , est imprimé avec les caractèresdu Nouveau Testament (Thierry-Poux, pl. xix, 2).
161. Il ne mourut qu’en 1493: cf. Rondot, p. 140.
162. Date de l’Itinéraire de Mandeville, imprimé encore pour Buyer: Proctor, No. 8504.
163. Ce serait donc lui qui aurait dirigé l’exécution des Lecturae de Bartolo de Saxoferrato sur le Digesteet l’Infortiat, imprimées chez Buyer en 1482: Pellechet, Catal. gênér. , No. 1923, 1933 et 1944.
164. Rondot, p. 147 à 150. — Peut-être est-ce lui qui édita les livres lyonnais , qui n’ont pour toute signatureque les initiales I B.
165. Parmi ses éditions françaises , il y a lieu de signaler Le Miroir de la vie humaine, traduit de Rodriguezde Arevalo par J. Macho (8 juillet 1477); l’Histoire de Baudoin, comte de Flandres (12 novembre 1478);l’Histoire du chevalier Oben (s. d.); l’Histoire de Pierre de Provence et de la belle Maguelonne, s. d.;Fierabras ; la Destruction de Troyes (1485); la Mélusine de Jean d’Arras; le Roman de la rose; le Doc-trinal des filles (au Musée Condé ), etc.
166. Parmi ses imitations françaises il y a lieu de signaler les bois d’une édition du Roman de la rose,qui furent employés à peu près à la même époque par Jean Dupré, de Paris , et bien plus tard parNicolas Desprez, aussi de Paris . Ces 3 éditions sans date sont conservées à la Bibliothèque nationale,sous les No. Ye 11, 166 et 15.
167. En allemand Pfister (?). — M. Madden, Lettres d’un bibliographe, 5 e série, p. 34, note, demande s’ilne serait pas de la même famille qu’Albert Pfister, le prototypographe de Bamberg . — Cf. Rondot, p. 143.
168. Rondot, p. 143.
169. Hain, No. 6987; Proctor, No. 8520.