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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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LIMPRIMERIE EN FRANCE AU XV<= SIÈCLE.

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avant le 12 octobre 1499; sur lactif Antoine Caillaut, établi en la rue Saint-Jacques, peut-être dès le 19 août 1483, dabord à lHomme Sauvage, puis (après le 10 janvier 1493)à la Coupe dor 75 . Guy Marchand, leur contemporain 76 , se recommanda surtout par labeauté de ses publications 77 ; ses nombreuses éditions illustrées de la Danse macabre etdu Kalendrier et compost des bergers sont justement réputées et mises au nombre desplus beaux spécimens de lart typographique au XV e siècle. Pierre Levet 78 marcha surses traces et publia une assez grande quantité de livres, dont plusieurs richement ornésde gravures sur cuivre. Encore plus renommé que tous les précédents fut Pierre Le Rouge,dune célèbre famille dimprimeurs. Il vint à Paris après avoir débuté à Chablis, sonpays natal, et consacra ses talents à la confection de livres décorés de magnifiques gravuressur bois 79 . Son chef-doeuvre fut la Merdes histoires, quil signa en 1488, en mentionnantson privilège dimprimeur du roi. Ce titre, quil fut le premier à posséder, consacrait sonmérite et linfluence prépondérante quil exerçait sur lillustration du livre.

Il est impossible de détailler lhistoire de tous les ateliers parisiens: à vouloir seule-ment citer les plus connus, ceux de Pierre Le Caron 80 , dAndré Bocard 81 , du PetitLaurens 82 , du fameux Philippe Pigouchet 83 , éditeur et imprimeur de superbes Heurespour les libraires de Paris et des villes voisines, de Jean Trepperel 84 , de Félix Baligault,de Pierre Le Dru, dÉtienne Jehannot 85 et de bien dautres, on excéderait les limites decette étude.

Aussi bien, au milieu de ce flot qui monte et couvre toute la cité parisienne, sera-t-ilsuffisant de noter lafflux des imprimeurs dorigine allemande. Les noms de Jean Hig-man, de Georges Wolf et de Berthold Rembolt ont déjà été cités à propos dUlric Gering.On a vu qu Higman et Wolfgang Hopyl avaient dabord employé les caractères romainsde la presse au Soleil dor (1488-1491); mais en 1492, ils possédèrent dautres fontes.Si la plupart avaient une physionomie bien parisienne, il en était aussi plusieurs quilsavaient très probablement imitées des types de Strasbourg ou de Cologne 86 . Leur colla-boration durajusquà la mortdHigman (vers 1500) 87 et produisit de nombreux ouvrages 88 ,dont les Missels de Saintes, dAutun, de Bourges, du Mans, de Cambrai , de Trêves, dePoitiers et de Liège.

Le Badois Georges Wolf, après être passé au Soleil dor (1489), au Château Pers (1490)et de nouveau au Soleil dor (1491), avait fini par sinstaller définitivement en la rueSaint-Jacques à lenseigne de Sainte-Barbe (1493). Pendant près dun an, il y restaseul 89 , mais il sy adjoignit bientôt comme associé Jean Philippi, dit Manstener, originairede Kreuznach, non loin de Mayence. Leurs deux noms se trouvèrent côte à côte sur lesmêmes volumes depuis le 20 avril 1494 jusquau 5 février 1495 ; puis celui de Wolfdisparut. Toute relation nétait pourtant pas brisée entre les deux associés 90 , et peut-êtreWolf ne sétait-il éloigné que dans le dessein de revenir assez promptement. Pendantcette absence (1497), Philippi entra en rapports avec un de ses compatriotes, ThielmanKerver, de Coblentz: celui-ci, simple libraire à lorigine, le chargeait dimprimer seslivres dheures 91 . Mais bientôt de nouvelles modifications eurent lieu : latelier à limage deSainte-Barbe se ferma en 1498 et Georges Wolf signa un autre contrat dassociationavec Thielman Kerver, pendant que Philippi, réduit à ses seules ressources, se préparaità fonder une nouvelle maison en la rue Saint-Marcel. Cette fois, ce fut Kerver, sansdoute plus riche, qui prit la haute main : le nom de Wolf, son collaborateur, ne parut