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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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LIMPRIMERIE EN FRANCE AU XV<= SIÈCLE.

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soit de latelier de Guillaume Le Talleur à Rouen , et composa un livre dheures, quiltermina le 8 mai 1491 131 .

Ailleurs, ce nest pas seulement le matériel quon faisait venir de Paris , cétait lim-primeur lui-même. Ainsi, à CHARTRES , le chanoine Pierre Plume appela et installachez lui le fameux Jean Dupré, déjà connu par ses éditions des Missels de Paris , Verdunet Rome, et lui confia le soin dimprimer le Missel, puis le Bréviaire de léglise de Chartres .Ces deux volumes étant achevés, le premier à la date du 31 juillet 1482, le second le17 juillet 1483 132 , Dupré reprit la route de Paris , il continua sans relâche ses travauxtypographiques; il ne jugea pas même à propos de les interrompre 133 , lorsquun libraire,Pierre Gérard, lui demanda plus tard denvoyer de son matériel et de ses ouvriers àABBEVILLE . Les bois et les caractères quil lui adressa, servirent à limpression dequatre magnifiques in-folios: la Somme rurale de Jean Bouteiller, qui parut dans les sixpremiers mois de 1486; les deux tomes de la Cité de Dieu, traduite de S. Augustin parRaoul de Presles, terminés les 24 novembre 1486 et 12 avril 1487; enfin le Triumphe desneuf preux, achevé le 31 mai suivant 134 .

Dans les villes qui bordent la Loire et que sillonnaient constamment les seigneurs etfonctionnaires de la cour royale ainsi que les marchands parisiens, linfluence de la ca-pitale devait sexercer au moins aussi vigoureusement quailleurs. A ORLÉANS , le seullivre connu imprimé au XV e siècle (31 mars 1491) par Mathieu Vivian (cétait naturelle-ment le Manipulus curatorum), la été avec des caractères copiés sur ceux de la Dansemacabre, publiée par Guy Marchand en 1486. Et certainement, sijean Le Roy, le librairetypographe Orléanais , dont on relève le nom à la date du 14 août 1481, a composé desouvrages, ce dut être aussi avec un matériel acheté ou loué à Paris 135 .

A TOURS, résidence favorite de Louis XI, Guillaume Fichet rencontrait en 1472 lesagents des imprimeurs allemands; fréquentait aussi Antoine Vérard ; lun des frères deMarnef, Jean de Liège 136 , y avait une boutique de libraire. On nest donc pas surprisdy rencontrer des typographes dès le mois davril 1491. Mathieu Lateron 137 , qui, à cettedate, louait une maison en la rue Sellerie, édita plus tard avec des types parisiensune traduction française de la Vie et des miracles de S. Martin (7 mai 1496), puis lefameux Manipulus curatorum (23 août 1497). Il eut, au moins momentanément, unconcurrent installé près de lui en la personne du Tourangeau Simon Pourcelet, qui signa,le 10 février 1494, un Bréviaire à lusage de Saint-Martin de Tours 138 .

Plus loin, à NANTES, séjour des ducs de Bretagne , cétait un libraire qui, en 1480, sechargeait de placer le produit des presses étrangères ; il allait même jusquà Venise poury faire imprimer le Bréviaire et le Missel du diocèse. Mais, sous le règne de la du-chesse Anne, une presse qui devait prospérer sorganisa sous la direction dÉtienneLarcher 139 . Elle débuta, le 15 avril 1493, par une première édition des Lunettes desprinces de Jean Meschinot , qui fut réimprimée le 8 juin de lannée suivante. Elle pro-duisit encore au XV e siècle des Heures à lusage de Nantes (27 janvier 1499), la Tablede la Coutume de Bretagne et les Ordonnances et statuts du Roy,faictz ou pays deBretagne au moys de may lan 1494 140 .

Les prototypographes dANGOULÊME , Pierre Alain et André Cauvain, imitèrent sibien leurs confrères parisiens Guy Marchand, Pierre Le Rouge, Étienne Jehannot etAntoine Caillaut, quil est fort difficile de distinguer leurs livres, quand ils ne portent