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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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L.-H. LABANDE

témoignage de lassociation de ces deux typographes:Henrici Tornerii, de Botwar,[et] Martini Huss opus 274 .

MartinHuss a donnéàToulouse un certain nombre déditions 275 ; mais il nen a signéaucune, et il nen a daté quune seule du 20 juin 1476. Son séjour en cette ville dutêtre relativement court, car lannée suivante il était à Lyon avec les caractères provenantde chez Wenssler. On a remarqué 276 quà Toulouse il avait pu avoir pour collaborateurJean Siber, qui imprima avec lui à Lyon, ou tout au moins tenir de lui un assortimentquà son départ il aurait laissé à Parix. Cela nest pas impossible et je ne suis pas éloignéde croire que dans le premier atelier toulousain Martin Huss, HenriTornerii, JeanSiber et même Jean Parix avaient travaillé côte à côte. Mais Huss et Siber disparurentvite 277 ;Tornerii et Parix contractèrent sans doute alors lassociation constatée en 1483,lorsque ce dernier prit à son compte une dette de son collègue 278 .

Si on ne sait rien de plus deTornerii 279 , Parix a laissé plus de souvenirs. Origi-naire dHeidelberg, il vécut à Toulouse jusquen 1502 280 . Les ouvrages quon lui con-naisse avec dates certaines sont de 1479 à 1482 et 1489; il faut encore observer quebeaucoup dautres sont sans aucune indication bibliographique 281 . En grande majorité,ils traitent des matières de droit, ce qui sexplique dans une ville universitaire; mais ony remarque aussi des livres en langue espagnole. Il avait dailleurs des dépôts en Es-pagne, par exemple à Valence, Pampelune et Saragosse 282 . En 1489, il signait seséditions avec Étienne Clébat, Allemand, qui était plutôtmolayre de libres", ou fondeurde caractères, quimprimeur 283 .

Le typographe le plus actif de Toulouse fut certainement Henri Mayer, qui étaitarrivé dAllemagne et peut-être de Bâle 284 , en 1484 au plus tard. Du reste, nombreuxfurent ses ouvriers et collaborateurs: on sait les noms dun certain nombre 285 , AndréSchmidt (1485-1490), Jean de Kreuznach (1490-1491) 286 , le marchand de livres Pierrede Hongrie ( 1491-1492) 287 , les imprimeurs Jean de Bazaler, Jacques Balter (Walter?),Vordelin Urterin (1492), Jean Jourdan, Jean Burger,Jean Kubler, deThann; AmbroiseBrockseser, etc. et peut-être encore Bernard Intzverger, de Spire 288 . Comme on le voit,la plupart étaient de la même nationalité que Mayer. Un tel atelier ne pouvait quêtrebien fourni de matériel; les impressions de Mayer sont certainement les plus belles etles mieux soignées de Toulouse.

Nous savons dailleurs positivement que lui-même, versé dans lérudition, entretenaitdes relations assez étroites avec Trechsel, le fondeur et imprimeur de Lyon, au pointde préparer une édition pour lui 289 . Selon toute vraisemblance, cest par son inter-médiaire quil acquit au moins une partie des caractères lyonnais 290 quil employa.

La liste des ouvrages que lon a relevés comme imprimés par lui est déjà longue etil est certain quelle recevra encore de notables accroissements, surtout après lexplo-ration des bibliothèques dEspagne 291 . Mayer édita, en effet, beaucoup de livres espagnols fort recherchés aujourdhui 292 . Il dut mourir tout à fait à la fin du XV e siècle. Parixacheta son matériel et le rétrocéda, le 8 avril 1501, au libraire Jean Grandjean, qui lerepassa encore, le 9 juillet suivant, moyennant 200 écus, au papetier Thibaud Monin età limprimeur Nicolas Garaud 293 .

On a cité aussi parmi les typographes toulousains du XV e siècle, lAllemand Jean deGuerlins, de qui lon a une édition des Ordonnances royales pour le Languedoc, pro-