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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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LIMPRIMERIE EN FRANCE AU XV® SIÈCLE.

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mulguées à la fin de lannée 1490 294 . Mais il nest pas du tout certain que cet imprimeur,qui se trouvait à Braga en 1494, à Monterey en 1496 et à Barcelone en 1498, ait exercé àToulouse avant 1513.

Les typographes, qui dAllemagne et de Lyon prirent le chemin du Languedoc, nesarrêtèrent pas tous à Toulouse : il sen trouva en effet de bonne heure dans la villevoisine dALBI. On croit généralement 295 que cestjean Neumeister, qui vint de Mayence y exercer le premier lart de Gutenberg: il aurait imprimé, vers 1480-1481, avec descaractères romains YEpistola Aeneae Sylvii de atnoris remedio et YHistoria septernsapientum, puis avec des caractères gothiques une nouvelle édition des Meditationesde Jean de Torquemada (17 novembre 1481) et enfin, vers 1484, un Missel romain 296 .Il serait facile de démontrer lerreur de critique sur laquelle ce système fragile étaitéchafaudé 297 . Et de fait, il est certain que ce nest pas Neumeister qui a imprimé cesquatre livres: le 3 septembre 1479, il était encore à Mayence 298 ; or, le Tractatus male-ficiorum dAnge de Aretio, composé avec les mêmes caractères que PAeneas Sylviuset YHistoria septern sapientum, est daté du 15 avril 1477.

Cet ouvrage et tous ceux qui lui ressemblent sont donc dun typographe qui exerçaitdéjà en 1477, et qui composa enAlbi lAeneas Sylvius 299 . A cet anonyme appartiennentdonc, outre les trois éditions ci-dessus mentionnées, une Admonitio de profectu ani-mae 300 , les Casus brèves de Jean André 301 , une Summa de Barthélemy de San Con-cordio 302 , une Orthographia deGasparino Barzizi 303 , un Liber pastoralisde S. Grégoire 304 ,des Soliloquia de S. Isidore 305 et un Manipulus curatorum 306 .

Neumeister vint en second lieu: il publia, le 17 novembre 1481, les Méditations deTorquemada, quil illustra avec les gravures interrasiles qui lui avaient servi à Mayence en 1479. Il y employa des caractères empruntés à Martin Huss, de Lyon , et que celui-ci avait fait graver daprès les modèles de Sensenschmidt 307 . Dailleurs, Lyon sembleavoir été son centre dapprovisionnement : cest Nicolas Wolf qui lui fournit les caractèresdu Missel romain paru à Albi à une époque impossible à préciser. Nous savons quenquittant le Languedoc, Neumeister se réfugia à Lyon 308 .

A peu près à la même époque quà Toulouse et Albi , limprimerie sintroduisait àVIENNE en Dauphiné 309 : un Allemand , qui signait «Johannes Solidi,y était installé dès1478 au moins, et y publiait la Litigatio Satanae contra genus humanum. Ce nétaitcertainement pas son premier labeur, car on peut citer des éditions avec descaractères identiques et moins fatigués. Ces éditions ont dailleurs une ressemblancefrappante avec dautres, provenant dateliers de Trêves, Metz et Cologne ; mais cest àCologne que paraît avoir existé le type original d sont dérivés les autres 310 . Peut-être Solidi a-t-il travaillé dabord dans cette ville et faut-il attribuer à cette période deson existence la composition de certains volumes.

En tout cas, il était à Vienne en 1478. Létablissement typographique quil y montanest guère bien connu. On lui a attribué 311 trois séries douvrages; mais jélimineraidabord les éditions semblables à la Philosophia pauperum dAlbert le Grand , qui neme paraissent pas suffisamment être de lui. Les deux groupes restants ont pour types,lun la Litigatio Satanae de 1478 et une première édition des Statuta concilii Viennen-sis, exécutée avant la fin de la même année 312 ; lautre, la seconde édition des mêmesStatuta 313 et le Spéculum sapientiae de S. Cyrille 314 . Pour tous ces ouvrages les carac-