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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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L.-H. LABANDE

dAmerbach, ni du sien propre : mais cétaient de semblables qui avaient permis à MathiasHuss déditer à Lyon le Missel romain de 1485. Il est donc vraisemblable que Wensslerles avait loués à Huss.

Ces types se retrouvent dans des fragments dautres livres liturgiques, par exempledun second Missel de Cluny et dun grand Bréviaire 351 , qui ont été retrouvés avec desfeuillets du Psautier de Cluny de 1494. Wenssler les composa peut-être encore dans lamême abbaye, en 1492 ou 1493.

Mais, avant lachèvement de son Psautier, il avait envoyé à MÂCON une équipedouvriers, quil alla rejoindre aussitôt après. Ce fut pour publier, le 10 mars 1494 352 ,un Diurnal, en 400 feuillets in - 8°, à lusage de léglise Saint-Vincent de Mâcon , et auxfrais dun ou de plusieurs marchands de cette ville 353 . Ensuite il se dirigea vers Lyon ,nous lavons trouvé fixé dès 1494.

Quelques mois auparavant, limprimeur bien connu Jean Dupré était rentré aussi àLyon , dun voyage quil avait entrepris dans le Midi. A linstigation de lévêque NicolasMaugras, qui voulait réformer les livres liturgiques de son diocèse, il était venu avec unepartie de son matériel à UZÈS : le 2 octobre 1493, il y acheva dimprimer le Bréviairede cette église 354 ; puis, sans attendre la commande dautres labeurs, par exemple duMissel 355 , il reprit le chemin de Lyon 356 .

Il agit à peu près de même quatre ans plus tard, lorsque le prolégat du Pape, Clémentde La Rovère, le fit venir en AVIGNON aux frais de la ville 357 (mars et mai 1497). Cettecité navait pourtant pas été tout à fait déshéritée du côté de lart typographique après lestentatives infructueuses de Waldfoghel, car nous avons la preuve que, le 10 novembre1485, un prêtre du nom dIsoard Eymard (Hemary, alias More),impressor librorum®,sétait établi en Avignon 358 . Cependant on ne peut citer aucun livre paru dans cetteville avant larrivée de Dupré. Dailleurs, malgré la protection évidente des pouvoirspublics 359 , celui-ci ne semble pas y être resté longtemps: il publia, le 15 octobre 1497,aux frais de NicolasTépé, riche bourgeois avignonais, le LucianiPalinurus 360 , puis il re-tourna encore à Lyon . Mais ce ne fut pas sans laisser au moins une de ses fontes, quilconfia pendant quelques années 361 à un de ses collègues, le Picard Pierre Rohault, quilavait emmené avec lui ou quil fit partir de Lyon aussitôt quil y fut rentré 362 . Rohaultexécuta en Avignon toute une série douvrages: l 'Amaldi Badeti breviarium (1499), leDirectoire du P. Jean Colombi (28 novembre 1499) et des traités juridiques dOdofredode Bénévent, de Pietro de Ubaldi et de Jordano Briccio 363 , fort appréciés dans une villedotée dune Faculté de droit très florissante. Ces quatre dernières éditions de Rohaultsont dues à un noble commerçant avignonais , Dominique dAnselme, qui en fit les frais,les signa ou les marqua des armoiries de sa famille 364 .

Le même Dominique dAnselme paraît avoir été aussi le commanditaire dun autreimprimeur, Jean de La Rivière (de Riparia), dont il se porta caution quand celui-ci sechargea (7 et 9 octobre 1500) de composer et de livrer au prix de 513 florins, 300exemplaires du Bréviaire de léglise dArles 365 . Ces exemplaires semblent tous perdus 366 :nous ne savons donc pas si Jean de La Rivière imprimait avec les mêmes caractères queRohault, et sil travaillait avec lui dans le même atelier.

Lévêque dUzès et le prolégat dAvignon , en appellant auprès deux un typographelyonnais , navaient fait quimiter larchevêque de NARBONNE, Georges dAmboise, qui,