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Festschrift zum fünfhundertjährigen Geburtstage von Johann Gutenberg / im Auftr. d. Stadt Mainz hrsg. von Otto Hartwig
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LIMPRIMERIE EN FRANCE AU XVe SIÈCLE.

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Celui-ci, après avoir travaillé à Venise aux côtés de son compatriote et ami NicolasJenson 391 , était installé à Pignerol depuis 1479, quand larchevêque Jean Bayle lappelaà Embrun . Il transporta donc son matériel dans cette petite ville: le 10 mars 1490, il yterminait la composition de la première partie du Bréviaire de ce diocèse, qui parutquelques semaines après. Cest dailleurs le dernier ouvrage connu dejacques Le Rouge.

Sans aucun doute Yimpressor librorum, qui vivait à TRETS en Provence de 1495 à 1506,était imprégné des mêmes traditions italiennes. Cétait un certain Aymar Bollian, quiexerçait en même temps la profession plus lucrative dhôtelier 392 . Malheureusement onne possède rien qui soit signé de lui. Cet exemple, jusquici inédit, sert pourtant àdémontrer que, à laurore du XVI e siècle, lart de Gutenberg, connu et apprécié danstoute la France, était pratiqué en bien des endroits que nous ne soupçonnons pas encore.

Cest sur cette remarque que je veux terminer cette étude; puisse-t-elle inspirer auxbibliographes le désir de chercher davantage dans les fonds darchives les documentsqui leur permettront délucider les différents problèmes qui sont encore à résoudre!

Avignon, 15 novembre 1899.

L.-H. LABANDE.

1. Au début de ce travail, je tiens à informer le lecteur que je dois la plupart des renseignements et docu-ments nouveaux qui seront ici rapportés, à la bienveillante générosité de Mlle. M. Pellechet. Jauraistrop à dire si je voulais détailler ses bons offices à mon égard; aussi est-il dobligation stricte pourmoi de lui témoigner publiquement ma profonde reconnaissance pour sa collaboration aussi savanteque désintéressée. M. Julien Baudrier à Lyon et M. labbé Requin à Avignon ont également droit àdes remercîments, que je suis heureux de leur adresser.

2. Sur le sens de ce mot, cf. V. Requeno, Osservationi sulla chirotipografla ; Monceaux, Les Le Rouge deChablis, t. I, p. 4; A. Claudin, Lesorig. de limpr. en France (extr. du Ballet , du bibliophile, 1898), p. 13.

3. Notons que plusieurs Strasbourgeois se trouvèrent en Avignon à peu près à cette époque; dans lesnotes brèves du notaire Jacques Girardi (étude de Me. de Beaulieu), jai ainsi relevé dans quelques actesle nom de Walter Riffe, argentier de Strasbourg . Cétait peut-être un parent de lancien associé deGutenberg .

4. Parent certainement du coutelier de Prague , Georges Waldfoghel, que M. Anton Schubert a signalé de1393 à 1427, dans son article Zur Geschichte der Famille Waldfoghel, dans le Centralblatt fiir Biblio-thekswesen, 1899, p. 500.

5. Les documents sur cette question ont été découverts dans les registres de notaires dAvignon par M.labbé Requin, qui les a fait connaître dans plusieurs publications, Limpr. à Avignon en 1444 (1890);Doc. inédits sur les orig. de la typogr. (1890, extr. du Bullet. histor. et philolog.) ; Orig. de limpr. enFrance (1891, extr. du Journ. génér. de limpr. et de la libr.). Ils ont encore fait lobjet dune étudede M. L. Duhamel, Les orig. de limpr. à Avignon (1890), et dune communication de M. L. Delisle àlAcadémie des inscriptions et belles-lettres (rapportée par Thierry-Poux, Prem. mon. de limpr. en France ,p. I). Ajoutons que leur authenticité est indiscutable et quil nest pas possible, pour qui a feuilletéles registres notariaux dAvignon, démettre le plus léger doute. M. A. Claudin est revenu sur cettequestion dans une brochure, Les orig. de limpr. en France; premiers essais à Avignon en 1444 (1898,extr. du Bullet. du bibliophile).

6. Cette expression fut courante pendant toute la seconde moitié du XV e siècle pour désigner limpri-merie; il est inutile de signaler les nombreux exemples quon en connaît, je renvoie seulement aucolophon du l« r livre imprimé à Paris , au No. 15770 de Hain et à Madden, Lettres dun bibliogr.,5 e série, p. 194, 204 et 214.

7. Ces lignes étaient écrites, quand jai eu connaissance de létude de M. le Dr. Hartwig, qui sert dintro-duction à ce livre des fêtes de Mayence . Je suis heureux de me rencontrer avec lui dans les rapproche-ments à faire entre lassociation de Gutenberg à Strasbourg et celle de Waldfoghel à Avignon . Mais,malgré la profonde estime que jai pour lui, il mest impossible dêtre complètement de son avis sur